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Musique contemporaine



  dimanche 5 novembre 2000 à 19h

concert en hommage à

Raffaele d'Alessandro (1911-1959)

Raymond Meylan, flûte
Philippe Racine, flûte 
Michel Rosset, hautbois
Stéphane Reymond , piano

participation aux frais 30f et 20f 
réservation au 01 42 71 38 38
38, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris

Raffaele d'Alessandro (1911-1959)
Sonate pour hautbois et piano, op. 67 (1949)

Introduzione e Sonata - Recitativo e Rondo giocoso

Sonatine pour deux flûtes, op. 77 (1957)

Allegro - Recitando - Berceuse - Rondino

Douze études pour piano, op. 66 (1949)

Passage du pouce, Intrepido - Arpèges, Elegiaco - Sauts, Imperioso

Notes répétées, Violento - Mouvements alternés, Appassionato

Substitutions, Vezzoso - Staccato, Innocente - Tremolo, Affanato

Legato, Luminoso - Polyrythmie, Doglioso - Traits, Generoso

Non legato, Giocoso

Frank Martin (1890-1974) 
Petite complainte pour hautbois et piano (1944)

tirée du ballet Le conte de Cendrillon (1941)

Albert Roussel (1869-1937) 
Krishna pour flûte et piano, op. 27, n° 3 (1925)

(Raymond Meylan)

Raffaele d'Alessandro
Sonate pour flûte et piano, op. 46 (version originale 1942)
Recitativo / Allegro - Lento - Rondo scherzando (Serenata)

(Philippe Racine)

raffaele d'alessandro

Raffaele d'Alessandro 


Originaire des Grisons, né à Saint-Gall d'une mère suisse et d'un père italien, comptable et musicien amateur, formé à Crémone à la fin du XIXème siècle dans le style d'Amilcare Ponchielli, Raffaele d'Alessandro fut remarqué dès l'enfance par des instituteurs et des organistes, plutôt que par son père. Il fit ses études musicales grâce à l'appui de quelques mécènes à Zurich (Victor Schlatter), puis à Paris, où il eut pour maîtres Paul Roës, un élève de Ferruccio Busoni (piano), Charles Tournemire et Marcel Dupré (orgue), et surtout Nadia Boulanger (contrepoint). Au début de la guerre, il s'établit à Lausanne où des amis, qui n'étaient pas toujours des musiciens, l'aidèrent à vivre en ne faisant que de la musique, c'est-à-dire des concerts et surtout de la composition. Voici quelques jugements, datant de 1951, sur son oeuvre:
« Germanique dans son fond, latine par la clarté de la forme, la musique d'Alessandro fait penser à celle d'un Albert Roussel par la nature un peu rétive, farouche et concentrée de son expression. Son langage est d'une âpre saveur, mais un tempérament fier, passionné, voire lyrique transparaît avec force au travers de ces broussailles. » (Henri Gagnebin)

« Je tiens Raffaele d'Alessandro pour un des musiciens les plus complets de notre génération. Il n'est pas seulement un pianiste racé, sensible et vigoureux, un organiste remarquable, mais aussi - et surtout - un créateur d'une puissance et d'une richesse d'inspiration indubitables. » (Dinu Lipatti)

D'Alessandro s'est défini lui-même dans des entretiens avec Henri Jaccard (Initiation à la musique contemporaine, Lausanne, s.d. mais après 1955) en parlant de ses auteurs préférés: « Mozart en tout premier, Mozart le maltraité, l'incompris, l'adultéré et pourtant si simple, si vrai, si naturel, si humain et si courageux ! Mozart chez qui le soleil finit toujours par briller ! Mozart, qui a un sens infaillible de l'instrumentation ! Mozart, qui ne fait  pas de philosophie, pas même dans sa dernière Cantate maçonnique, mais simplement et toujours de la musique. Parmi les compositeurs de notre temps, c'est Stravinsky que j'admire le plus en raison de ses possibilités infinies d'écriture et de sa virtuosité. Et Frank Martin pour les mêmes raisons qui me font aimer Mozart. J'aime en effet chez Frank Martin la profonde humanité de son message. Mais, mis à part des compositions à spéculations desséchantes, je trouve des oeuvres à aimer chez presque tous les auteurs contemporains, chez Roussel, par exemple, chez Honegger, chez Hindemith, chez Constantin Regamey, chez Willy Burkhard... Mais Mozart... Mozart, qui comme Bach, a ouvert le chemin des harmonies les plus audacieuses... »

Raffaele d'Alessandro est mort à Lausanne, d'une rupture de l'aorte, en 1959.

 

Raymond Meylan, président de l'Association Raffaele d'Alessandro, Lausanne


Raymond Meylan
Raymond Meylan est né à Onex (Genève) en 1924. Première formation à l'Institut Jacques-Dalcroze puis études de flûte au conservatoire de Genève avec Marcel Moyse dès 1936. Diplôme de capacité professionnelle en 1941.Chargé de cours de musicologie à l'Université de Zurich de 1969 à 1977, il a publié une thèse sur la basse danse (1969) et La Flûte (1974), ouvrage paru en cinq 
langues et dont il prépare une édition revue et augmentée (Schott, Mayence). Depuis sa retraite, il développe le champ de ses publications : musique pratique du Moyen Age jusqu'aujourd'hui, articles d'encyclopédies (en particulier sur Genève et Lausanne); il a découvert le destin de la bibliothèque de Hans Georg Nägeli (Bach Jahrbuch 1996), prend part à l'édition des oeuvres complètes de Theobald Boehm et a présenté au Festival de Lucerne (1997) les documents archéologiques suisses concernant la flûte. 

 
Philippe Racine
Né en 1958, Philippe Racine étudia la flûte à Bâle et à Paris. Il fait certainement partie des musiciens les plus polyvalents de sa génération. Il n'est pas que le brillant interprète du répertoire traditionnel pour flûte, mais également un ardent défenseur de la musique de notre temps (improvisation et jazz inclus). Cette diversité l'a tout naturellement amené à côtoyer des musiciens tels que Heinz Holliger, Jürg Wyttenbach, Thomas Demenga. Andras Schiff, Bruno Canino etc. Depuis, les deux interprètes jouent régulièrement ensemble. Comme soliste et chambriste, Philippe Racine se produit dans toute l'Europe, en Asie, au Canada, aux États-Unis et en Amérique du Sud. Une impressionnante discographie, de nombreux enregistrements pour la radio et la télévision témoignent de sa musicalité hors du commun. De plus en plus, Philippe Racine commence à se faire connaître comme compositeur. Plusieurs de ses uvres ont été accueillies avec enthousiasme à des festivals internationaux de musique contemporaine. La première audition de son grand double concerto Cosi fan due pour flûte, clarinette basse et orchestre a eu lieu en 1996 à Bâle. Philippe Racine enseigne au conservatoire de Zurich et vit à Paris.
Stéphane Reymond
Stéphane Reymond est né à Lausanne en 1953. Études à Lausanne, Londres et Bâle (D. Bidal, P. Feuchtwanger et K. Linder). Classes d'interprétation à Salzbourg et Genève avec Vlado Perlemuter et Nikita Magaloff. Stéphane Reymond vit à Bâle et enseigne le piano à l'académie de musique. Le musicien a donné de nombreux concerts en Suisse et à l'étranger et a réalisé pour la radio suisse romande une série de cinq émissions autour de Clara Schumann. Il a également enregistré ou donné en concert avec divers ensembles de musique contemporaine les uvres de musiciens suisses comme Kelterborn, Glaus, Zinsstag, Dünki, Pflüger, Knüsel, Lévy, Gaudibert, Reichel, Karrer, Schaller, Wildberger ou, comme aujourd'hui, d'Alessandro. 

Michel Rosset
Michel Rosset est né en 1956 à Fribourg, il est hautboïste et cor anglais de l'Orchestre Symphonique de St-Gall depuis 1981. Après ses études musicales aux Conservatoires de Lausanne (chez Jean-Paul Goy) et de Berne (chez Hans Elhorst), il complète sa formation auprès d'Ingo Goritzki et d'Omar Zoboli (hautbois baroque) et développe une intense activité de musique de chambre avec des ensembles tels que le Trio à Quattro, Berne, le Trio d'Oboi di Lugano, le Silbermann-Trio, le Quintette et l'Octuor à vents de St-Gall ou le Trio à cordes d'Offenburg. Il donne également des cours de musique de chambre lors de stages estivaux. 
 



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