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par les Nouveaux Monstres : Léon Francioli (contrebasse, piano), Daniel Bourquin (saxophones, clarinettes)Amnésie Internationale est un spectacle original liant deux expressions artistiques complémentaires: la photographie et la musique. Les musiciens joueront sur une scène devant un écran géant sur lequel sera projetée en format cinématographique une séquence de quatre cent photographies de l'agence Magnum couvrant les événements culturels et politiques depuis la bombe d'Hiroshima jusqu'à la chute du mur de Berlin.
Photographies de:Abbas, Eve Arnold, Micha Bar-Am, Bruno Barbey, Ian Berry, Werner Bischof, René Burri, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Evgueni Khaldeï, Yu Chernishev, Varcal Raul Corral (Corrales), Bruce Davidson, Raymond Depardon, Collection Driggs, Nikos Economopoulos, Elliot Erwitt, Martine Franck, Stuart Franklin, Leonard Freed, Paul Fusco, Jean Gaumy, Burt Glinn, Philip Jones Griffiths, Ernst Haas, Erich Hartmann, Bob Henriques, Thomas Höpker, Koichi Imaeda, Richard Kalvar, Carl De Keyzer, Josef Koudelka, Elliot Landy, Sergio Larrain, Guy Le Querrec, Erich Lessing, Danny Lyon, Donald McCullin, Steve McCurry, Constantine Manos, Peter Marlow, Fred Mayer, Susan Meiselas, Inge Morath, James Nachtwey, Milton Novotny, Gilles Peress, Gueorgui Pinkhassov, Raghu Rai, Marc Riboud, Eugene Richards, George Rodger, Sebastiao Salgado, Ferdinando Scianna, David Seymour (Chim), Eugne Wiliam Smith, Chris Steele-Perkins, Dennis Stock, Nicolas Tihomiroff, Larry Towell, John Vink, Alex Webb, Patrick Zachmann choisies parmi les archives de l'Agence Magnum photos (c)
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"Contrebassiste et violoncelliste suisse (Lausanne, 1946). Après des études de piano et contrebasse au Conservatoire de Lausanne, il travaille en studio surtout le rock et le classique. En 1970, premier disque sous son nom: avec les batteurs Alain Petitmermet et Pierre Favre, le guitariste Pierre Cullaz et le saxophoniste Alan Skidmore. Michel Portal fait appel à lui pour un concert à Nantes et le Festival de Châteauvallon (1972), B. Guérin, Favre et Bernard Vitet complétant le Unit. Il a ainsi l'occasion pour la première fois de jouer en duo avec Favre, expérience qu'ils poursuivront jusqu'aux années 80, et enregistreront, sans se priver pour autant d'autres aventures, ensemble ou séparément, avec John Tchicai, Albert Mangelsdorff ("Triple Entente"), Don Cherry, Radu Malfatti ("Humanimal"), etc., et en solo. En 1982, il participe à la création du quartette BBFC (J.F. Bovard, tb, Daniel Bourquin, anches, Olivier Clerc, dm). En 1984, il joue également avec Favre et Stan Tracey. Compositeur de musiques de films ("Les petites fugues", "Le Bus"..) il travaille aussi pour des compagnies de danse. |
P.B. & C.G., Dictionnaire du Jazz (R. Laffont)
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Né à Neuchâtel en 1945. Etudes de saxophone au Conservatoire de Lausanne. Commence à se produire en 1970 avec un quartette formé de Ariel Cuche, tp, Olivier Magnenat, b et Pierre Gauthier, dm. Par la suite collabore avec de nombreux musiciens suisses: I. Schweizer, P. Favre, J. Chardonnens, J. Grau, K-T Geier, G. Gruntz, A. Scherrer, P. Schärli, F. Studer, S. Wittwer, H. Koch, F. Allaz, S. Courvoisier, etc.. Rencontre également et tourne avec des musiciens étrangers: T. Curson, J. Tchicai, J.Woode, P. Danielsson, B. Stenson, G. Ferris, R. Ericksson, J. Mc Phee, A. Jaume, R. Boni, etc. Fonde en 1977 un trio avec B. Guérin et Marc Hellman. Fait partie du quintette puis de la grande formation d'O. Thilo. |
L'humour et le paradoxe du titre donné à cette oeuvre unique de "mémoire" évoquent l'essence du spectacle, qui est un mélange de sentiments et de distance entièrement conditionnés par l'émotion musicale. Cette distance est aussi celle de la musique par rapport au réel, et elle souligne l'ambiguïté de la photographie par rapport au fantasme historique.
La cohérence du spectacle est assurée par le choix des images, qui, au-delà des sujets, montrent successivement des enfants très jeunes, puis adolescents et adultes,en cinq périodes qui correspondent en tous points à l'âge respectif des deux musiciens, nés au milieu des années quarante. Enfants d'Hiroshima, adolescents des années cinquante, adultes des années soixante, quadragénaires des années quatre-vingt, les deux musiciens soulignent les diverses étapes de la vie humaine à travers leur propre expérience, de l'enfance à la maturité, donnant ainsi au tout une note philosophique et une logique temporelle.
La musique, composée et interprétée pour ce spectacle, en assure l'équilibre et lui donne tout son sens. Elle est l'identité dynamique et rythmique qui permet à Léon Francioli et Daniel Bourquin - sous l'entité des Nouveaux Monstres - de dialoguer librement avec l'écran. Face à l'image immobile qui défile rapidement sa narration spectaculaire et silencieuse, la musique assume elle la mobilité et la sensualité.
Les émotions s'expriment ainsi à la fois par regards, par esthétique visuelle et par intensité musicale, dans une confrontation entre l'amour de la vie et l'indignation face au destin, parfois tragique, de l'humanité.
Le concert a une durée de 70 minutes, avec une scénographie de jeux de lumière qui permettent d'intégrer les musiciens à l'écran, de les isoler ou même de les faire disparaître. Le choix des photographies s'est fait parmi celles des meilleurs photographes de l'agence internationale Magnum.
Daniel Girardin, conservateur du Musée de l'Elysée, Lausanne
quelques reflets dans la presse de spectacles présentés dans nos murs :