| C’est
une face confidentielle et secrète de la personnalité
de Johannes Gachnang que le CCS met en lumière : son œuvre
de graveur. Avec un éclairage succinct sur ses autres domaines
d’activité : édition d’art, critique, conception d’expositions.
A découvrir dans la petite salle Jean-Jacques Rousseau.
Né en
1939 à Zurich, Johannes Gachnang étudie le dessin
d’architecture puis travaille jusqu’en 1967 chez divers architectes
à Zurich, Paris et Berlin (notamment chez Hans Scharoun).
Il se consacre ensuite à son propre travail artistique, choisissant
la gravure comme mode d’expres-
sion. Depuis
lors, il a multiplié ses activités, privilégiant
un rôle de médiateur, de pivot, de passeur entre les
différents métiers liés à l’art ou les
générations.
Entre 1971 et
1974, lors d’un séjour à Amsterdam, son attachement
à l’art va prendre une nouvelle direction : la production
d’autres artistes. Il y organise ses premières expositions
pour la galerie du Gœthe-Institut. De 1974 à 1982, il est
le directeur de la Kunsthalle de Berne. On lui doit l’exposition,
tout à fait novatrice à l’époque, consacrée
au travail graphique de l’écrivain français Pierre
Klossowski (dont il organise d’ailleurs une rétrospective
à la Sécession, Vienne, 1995), ou celles sur Baselitz,
Broodthaers, Lüpertz et Toroni. Il poursuit son activité
de commissaire indépendant, pour la documenta 7 de Kassel
en 1982 et, notamment, en tant que codirecteur du musée d’art
contemporain Castello di Rivoli près de Turin.
En 1984, Johannes
Gachnang fonde la maison d’édition Gachnang & Springer
à Berne, en partenariat avec le marchand d’art Rudolf Springer.
Il publie des écrits d’artistes, des catalogues raisonnés
de leur œuvre. Ainsi, le cercle se referme et Gachnang graveur
édite le travail des artistes qu’il admire, faisant par là
même se rejoindre les deux faces d’une même passion
: la production et la diffusion de l’expression artistique.
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Johannes
Gachnang : Le musée imaginaire de Georg Baselitz,
Berlin,1966,
40 x 40 cm
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