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Exposition



du 5 mai au 1er juillet 2001

Matière d'art

architecture contemporaine en Suisse

A travers une quinzaine de b‰timents construits entre 1997 et 2000, choix ŽclairŽ par une approche thŽmatique, Jacques Lucan, architecte et historien de l'architecture, propose une Ç coupe È dans le paysage actuel de l'architecture helvŽtique. Une exposition produite par le Centre Culturel Suisse qui, aprs sa prŽsentation ˆ Paris, circulera dans plusieurs villes en France et ˆ l'Žtranger.

visite de l'exposition avec QuickTime

entrée libre au 38, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
de 14h à 19h sauf lundi et mardi

les jeudi 31 mai et 7 juin à 20h30
Deux soirées consacrées à des débats et conférences avec des architectes suisses, en partenariat avec l'école d'architecture de la Ville et des territoires à Marne-la-Vallée. Réservation indispensable au 01 42 71 38 38

du mardi 12 au vendredi 15 juin (séances à 19h et 20h45)
Cinéma : « artistes & architectes »

sur canalweb, dans la série Le Champ Urbain, première émission tv européenne d'architecture
dès le 10 mai 2001 : rencontre avec Jacques Lucan

 

"Matière d'art" en tournée

Automne 2001 - Printemps 2002 : Grande Bretagne / Irlande / Glasgow / Dublin / Manchester

novembre 2001 : Ecole d'Architecture de Marne la Vallée

du 5 décembre 2001 au 25 janvier 2002 : EPFL - département d'architecture, Lausanne (Suisse)

du 24 janvier au 6 mars 2002 : CAUE, Strasbourg

du 7 février au 28 avril 2002 : Arc en rêve - Centre d'Architecture Bordeaux

du 22 avril au 24 mai 2002 : Ecole d'Architecture de Nancy

du 4 au 28 juin 2002 : Ecole d'Architecture de Grenoble

Actuellement

 


Matière d'art
architecture contemporaine en Suisse

L'exposition présentée au Centre culturel suisse propose une « coupe » dans le passé le plus récent de l'architecture suisse, sa partie centrale étant en effet consacrée à la présentation de quinze bâtiments achevés de construire entre 1997 et 2000. Cette « coupe » n'a pas pour objectif d'être représentative de toute l'architecture suisse contemporaine. Faire une exposition nécessite des choix si l'on veut proposer, non pas une lecture documentaire à visée exhaustive, mais une lecture qui suppose des partis-pris quant à ce que l'on estime être au vif de la production architecturale contemporaine. Il n'est donc pas dans notre intention de dresser un tableau qui se soucierait d'équilibre géographique en donnant à chaque canton ou chaque région linguistique une place particulière, pas plus que nous n'avons voulu équilibrer des « tendances » qui auraient été distinguées au préalable. L'architecture suisse contemporaine est au centre de notre intérêt parce qu'elle sous-entend la conception de l'architecture comme art. En effet, si les bâtiments choisis sont intelligibles à partir de données fonctionnelles et contextuelles, ils nous permettent également d'appréhender l'architecture en elle-même, autrement que par les règles de nos habitudes. L'exposition se propose donc d'être un témoignage sur les nouveaux domaines de sensibilité que nous offre l'architecture. Dans cette optique, et en complément des projets présentés, plusieurs thèmes sont traités (matières, nouvelle simplicité, logique de plans), en même temps que l'accent est mis sur quelques protagonistes qui permettent au mieux de comprendre la situation présente de l'architecture contemporaine (notamment Herzog & de Meuron, Diener & Diener, Miroslav Sik et « l'architecture analogue », Peter Zumthor). L'exposition se développe selon une scénographie ouverte pour permettre des regards croisés et de tisser des relations entre les différentes réalisations présentées, dans des parcours multiples. Des photographies et des plans enrichis d'explications concises seront, dans certains cas, accompagnés de maquettes.

 

Valerio Olgiati, 1995Ð1999, Das gelbe Haus (musŽe / museum), Flims

Bains de Vals : Peter Zumthor

Parmi les architectes présents dans l'exposition : Andrea Bassi, Valentin Bearth, Andrea Deplazes, Daniel Ladner, Marianne Burkhalter, Christian Sumi, Conradin Clavuot, Jürg Conzett (Conzett, Bronzini, Gartman), Diener & Diener, Annette Gigon, Mike Guyer, Herzog & de Meuron, Peter Märkli, Marcel Meili, Markus Peter, Zeno Vogel, Quintus Miller, Paola Maranta, Meinrad Morger, Heinrich Degelo, Christian Kerez, Valerio Olgiati, Livio Vacchini, Peter Zumthor. Exposition réalisée avec le concours de la Fédération des Architectes Suisses (FAS) et la contribution du Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures. Commissariat de l'exposition, conception et réalisation du livre l'accompagnant : Jacques Lucan, avec Colette Raffaele, Guy Nicollier et Philippe Mivelaz, les conseils de Martin Steinmann et la collaboration de l'équipe du Centre Culturel Suisse à Paris.

Commissaire de l'exposition : Jacques Lucan

L'exposition bénéficie du concours de la Fédération des Architectes Suisses et du canton d'Appenzell (Rhodes-intérieures) Exposition itinérante : écoles d'architecture de Marne-la-Vallée, Rennes, Nancy, Marseille, Mendrisio et Lausanne.

Un livre publié aux éditions Birkhäuser et intitulé « Matière d'art - Architecture contemporaine en Suisse » accompagne l'exposition..


   

Musée Liner, Appenzell : Annette Gigon, Mike Guyer 1996 - 1998


Jacques Lucan, commissaire de l'exposition notice biographique

Jacques Lucan, né en 1947, est architecte, historien et critique d'architecture. Professeur au Département d'architecture de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, directeur de l'ITHA (Institut de théorie et d'histoire de l'architecture) et enseignant à l'École d'architecture de la Ville et des territoires à Marne-la-Vallée. Il est membre du comité de rédaction de Matières, revue publiée par l'ITHA, et collabore régulièrement à diverses revues d'architecture en France ou à l'étranger. Il est également l'auteur ou le directeur de plusieurs ouvrages, notamment : Le Corbusier, une encyclopédie, Centre Georges Pompidou, 1987 (direction de l'ouvrage) ; France architecture 1965-1988, éditions Electa Moniteur, 1989 ; OMA-Rem Koolhaas, éditions Electa Moniteur, 1990 ; Eau et gaz à tous les étages. Paris, cent ans de logement, Pavillon de l'Arsenal, éditions Picard, 1992 (direction de l'ouvrage) ; Paris des faubourgs. Formation - transformation, Pavillon de l'Arsenal, éditions Picard, 1996 (direction de l'ouvrage).


A propos du livre publié aux éditions Birkhäuser, Bâle

"Matière d'art - Architecture contemporaine en Suisse", par Jacques Lucan et Bruno Marchand. env. 208 pages, env. 75 reproductions couleur et 160 noir et blanc, 70 dessins, 21 x 27 cm, anglais/français. Une admirable évaluation critique de plus de 40 architectes suisses, des plus fameux aux nouvelles découvertes de la jeune génération. L'architecture suisse contemporaine a une très grande réputation internationale du fait de stars comme Herzog & de Meuron et Peter Zumthor qui sont célébrés dans le monde entier. Cette publication accompagne une exposition dont le but est de passer en revue et faire l'inventaire de la scène architecturale actuelle en Suisse selon l'optique d'une analyse à partir de trois perspectives contrastées. La première partie examine 15 bâtiments individuels considérés comme représentatifs de la haute qualité de l'architecture suisse d'aujourd'hui. En conséquence, six chapitres éclairent les traits spécifiques qui sont caractéristiques de cette architecture. Pour conclure cet ouvrage, cinq essais procurent chacun des analyses lumineuses et mettent en perspective la situation actuelle avec un contexte historique. Ces essais sont écrits par Joseph Abram, Jacques Lucan, Bruno Marchand, Stanislaus von Moos et Martin Steinmann.


Extrait de la conversation entre Jacques Lucan et Martin Steinmann, publiée dans le livre

J.L. - Sans conclure, essayons de voir les implications qu'emportent les caractéristiques de l'architecture suisse contemporaine (...). Si les bâtiments que nous présentons (...) sont différents les uns des autres, ils recherchent cependant, pour la plupart, une présence d'une grande intensité, une présence physique dans laquelle matérialité et intégrité sont des caractéristiques essentielles. Cette présence physique intense correspond à l'exigence de retrouver des sensations élémentaires et quasi phénoménologiques - nous en avons longuement parlé - , pour réactiver nos capacités de regarder et ouvrir de nouveaux terrains à notre sensibilité et à notre imagination.

M.S. - La présence physique dont tu parles empêche que les formes de l'architecture disparaissent dans leurs significations, comme disparaissent les mots du langage quotidien dès que nous les avons compris - je me réfère ici librement à Paul Valéry. Le but de l'art est d'insister sur la valeur propre de la forme et de résister à sa transformation en significations univoques (...). Nous constatons en effet que l'architecture contemporaine est plongée dans un muzak, une musique de grands magasins permanente, et c'est là une retombée du post-modernisme. Dans cette situation, l'art peut servir de modèle à l'architecture, par sa méthode qui consiste à « rendre difficile » la forme - comme disaient les formalistes russes -, à rendre difficile sa consommation. Je pense ainsi que le rapprochement de l'architecture suisse vers l'art minimal correspond à une résistance à la boulimie de formes qui caractérise le temps présent.

J.L. - En dernière instance, ces bâtiments dont nous parlons veulent être des oeuvres d'art, et cela malgré les démentis de nombreux architectes qui affirment ne pas « vouloir faire de l'art ». Pour illustrer cette position, je pense encore à un bâtiment de Herzog & de Meuron comme la pharmacie de l'hôpital cantonal, à Bâle (1995-1998). Les façades de la pharmacie, qui semblent être des murs épais avec des fenêtres profondes, se révèlent constituées de couches produisant des effets de moirage, ce qui perturbe réellement le regard, qui ne sait plus à quoi s'en tenir, et qui est obligé de scruter ce qu'il en est de cette matérialité troublante. Entre le sensible et l'intelligible, un lien nouveau se noue : c'est là le propre d'une vision artistique.

M.S. - Ces matériaux nous font voir la constitution du mur, ces verres sablés, ces tôles perforées, ces grilles, ces toiles métalliques ; ils nous révèlent une fascination pour des effets contraires. Ce sont des voiles qui cachent ce qui est derrière - mais mal -, et qui le montrent - mal aussi. Ce sont des voiles qui trompent et détrompent en même temps. Mais tromper n'est pas le terme exact, parce que ce qui est en jeu n'est pas la vérité des choses, mais la perception qui « construit » leur réalité, au cas par cas. Ainsi le thème de cette architecture est notre perception.

J.L. - Une perception qui inclut aussi un rapport à la durée, au temps. Parce qu'aujourd'hui, nombreux sont les bâtiments qui proposent un dispositif susceptible d'accueillir l'incontrôlable, d'accueillir ce qui ne peut pas faire l'objet d'une prédiction : l'inclusion de matériaux inhabituels dans des bétons qui en deviennent telluriques ; la végétation qui transforme l'apparence d'une paroi et n'en permet pas une vision distincte et stable ; la pluie, élément atmosphérique, qui peut « colorer » un béton de façon imprévisible ; le soleil qui, selon sa force, fait une paroi de polycarbonate devenir opaque, translucide ou transparente, la fait apparaître massive ou évanescente. Sensible aux variations atmosphériques, un bâtiment peut vouloir ne plus être inerte, inaltérable. Il y a là comme une nouvelle conciliation avec la nature : l'architecture semble s'inscrire dans un cycle plus ample que celui du construire ; elle nous rend sensible à la durée. Une fois de plus, l'architecture nous donne à réfléchir et percevoir ; elle construit notre regard. N'est-ce pas ce qui la définit encore comme art ?

 


en marge de l'exposition - au CCS

les jeudi 31 mai et 7 juin 2001
rencontres avec des architectes

jeudi 31 mai à 20h30
Christian Sumi et Martin Steinmann, notamment.

jeudi 7 juin à 20h30
Jacques Herzog et Josef Abram

Ces deux soirées sont animées par Jacques Lucan
et organisées en partenariat avec l'école d'architecture de la Ville et des territoires à Marne-la-Vallée.

 

cinéma - du 12 au 15 juin 2001
Cycle « artistes & architectes »

Une quinzaine de films, la plupart tout récents, ont été réunis autour de ce questionnement : artistes et architectes à l'ouvrage; architectes conversant avec des artistes ; l'architecture muséale et sa relation aux oeuvres ; les illusions de l'utopie - en particulier à travers le thème de l'urbanisme censé produire un homme nouveau...

Force, énergie, structure, ligne... Avec la matière qu'il travaille - espace, volume, couleur, son, cinéma, langue - tout artiste se pose des questions qui relèvent, au fond, d'interrogations architecturales. On pourrait aussi renverser cette perspective et se demander où l'architecte puise son inspiration. Est-ce des conditions intrinsèques à la commande, des matériaux qu'il doit travailler, ou encore, d'une dimension artistique ? Autour de ce questionnement sur la présence de l'artiste dans tout bâtisseur et du bâtisseur dans tout artiste, une quinzaine de films, en marge de l'exposition " Matière d'art - architecture contemporaine en Suisse " (présentée au CCS du 5 mai au 1er juillet 2001).

mardi 12 juin
à19h
« Alberto Giacometti, qu'est-ce qu'une tête ? », de Michel Van Zele (2000 - 64 min - vo fr)
à 20h45
« I like Music - Alexis Weissenberg », de Mando Bernardinello et Osvaldo Tritten (2000 - 90 min - vo fr)

mercredi 13 juin
à 19h
« Kenwin », de Véronique Goël (1996 - 85 min - vo fr)
à 20h45
« Tate Modern », de Beat Kuert (2000 - 25 min - vo fr) « Meta-Mecano », de Ruedi Gerber (1997 - 64 min - s-t fr)

jeudi 14 juin
à 19h
« La nouvelle habitation », de Hans Richter (1930 - 28 min - muet)
« Une Ville à Chandigarh », d'Alain Tanner (1966 - 51 min - vo fr)
à 20h45
« Les voyages de Santiago Calatrava », de Christoph Schaub (1999 - 80 min - s-t fr)
« Le projet Vrin », de Christoph Schaub (1999 - 48 min - s-t fr)
« Lieu, fonction et forme », de Christoph Schaub (1996 - 24 min - s-t fr)

vendredi 15 juin
à19h
« Alberto Sartoris, La mémoire d'un siècle », d'Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli (1994 - 26 min - s-t fr)
« Tamaro. Des pierres et des anges. Mario Botta Enzo Cucchi. », de Villi Hermann (1998 - 77 min - s-t fr)
à 20h45
« Il girasole - une maison près de Vérone », de Christoph Schaub et Marcel Meili (1995 - 17 min - s-t fr)
« Berlin-Cinéma, titre provisoire », de Samira Gloor-Fadel (1997 - 106 min - vo fr)

Le programme des films d'architecture est présenté grâce à la complicité du service film de Pro Helvetia - fondation suisse pour la culture et de Vidéo Les Beaux Jours / La Maison de l'Image à Strasbourg (extrait de la programmation « cinéma et architecture - regards suisses »).

 


Les films & les réalisateurs

 

mardi 12 juin

19h

Alberto Giacometti, qu'est-ce qu'une tête ?
de Michel Van Zele (2000 - 64 min - vo fr)
Coproduction : Arte France/Les Films d'Ici.

" Jamais je n'arriverai à mettre dans un portrait toute la force qu'il y a dans une tête. Le seul fait de vivre ça exige déjà une telle volonté et une telle énergie... " Cet aveu que fait Alberto Giacometti à Jean Genet, qui fut son modèle entre 1954 et 1957, sous-tend l'ensemble du film.

Michel Van Zele
Né en 1945. Depuis 1965, il a réalisé plusieurs "essais" politiques, historiques, picturaux, musicaux, architecturaux, littéraires et théâtraux dont certains ont été primés: Soleil noir (1983), La Passion selon Callas (1989), Les messagers de l'ombre (1991).

Filmographie (sélection):
1965 Propriétés et lieux communs, 1969 Pris en charge par la S.S., 1990 Armand Avril, l'enfance de l'art, 1993 Opéra de Lyon: Jean Nouvel, 1995 La Passion selon Jean Genet, 1998 Pierre Bonnard, à fleur de peau,1999 Les journalistes dans la tourmente.


20h45

I like music - Alexis Weissenberg
de Mando Bernardinello et Osvaldo Tritten (2000 - 90 min - vo fr)
Coproduction : Télévision Suisse Italienne / National Bulgarian Television.

Itinéraire d'un grand pianiste de la seconde moitié du XXe siècle: de Lugano, où il réside aujourd'hui, à Paris, où il a vécu longtemps, sans oublier Sofia, où on le voit revisiter sa maison d'enfance pour la première fois depuis son émigration. Ce film, ponctué des remarques humoristiques de Weissenberg, révèle la personnalité riche et vive de ce grand interprète.

Mando Bernardinello
Né en 1945. Se forme à la mise en scène au théâtre de Carouge auprès de François Rochaix. Metteur en scène au Théâtre tessinois "Panzinis Zircus" (Brecht - créations collectives) pendant deux ans, avant d'entrer à la Télévision Suisse Italienne comme réalisateur dans les services dramatique, culturel et musical. Tout en travaillant à la TSI, en 1983, avec Peter Bissegger et Sergio Genni fonde le "Teatro della Svizzera Italiana" avec lequel il collabore comme metteur en scène et dramaturge. Depuis 1990, il y est réalisateur responsable dans le domaine de la musique classique et le jazz.

Osvaldo Tritten
Après ses études à Genève, Cologne et Utrecht, il s'est occupé de musique en collaborant dans divers journaux et revues. Depuis 1974, il est rédacteur et producteur de nombreuses émissions musicales (aussi de type expérimental), et documentaires à la Radio Suisse Italienne. En 1977, il est cofondateur à Lugano de l'Association Oggimusica, avec laquelle il organise diverses manifestations dédiées à la musique de notre temps. Depuis 1997, il collabore avec la Télévision Suisse Italienne où il actuellement responsable de l'émission hebdomadaire Paganini dédiée à la musique et à la danse.

 

mercredi 13 juin

19h

Kenwin
de Véronique Goël (1996 - 85 min - vo fr)
Production : Scherzo Films ; scénario et montage : Véronique Goël ; caméra : Axel Brandt ; son : Laurent Barbey ; musique : Georges Antheil.

Construite en 1930 au bord du Lac Léman par Hermann Henselmann, un architecte berlinois de 25 ans, la villa Kenwin monumentalise une sorte d'utopie moderniste : création ex-nihilo, corps étranger au milieu et lieu ouvert, elle fut conçue pour être le théâtre de rapports nouveaux et créatifs.

Véronique Goël
Née en 1951 à Rolle (Suisse). Formation de couturière modéliste. Travaille de 1973 à 1975 comme modéliste indépendante. Entre 1976 et 1978, étudie la peinture et la gravure aux Beaux-Arts de Lausanne, suit en 1979 les cours donnés dans le cadre de l'"atelier cinéma" mis sur pied par l'Ecole supérieure d'Art visuel à Genève. Vit à Londres entre1986 et1989, où elle collabore à divers titres aux films de Stephen Dwoskin.

Filmographie : 1978 Soliloque pour voix de femme et frigidaire, 1980 Allegro (court-métrage), 1981 Un autre été, 1982 Soliloque 2 - la barbarie, 1985 Précis, 1988 Caprices, 1991 Perfect Life, 1993 Soliloque 3, 1996 Kenwin.

 

20h45

Tate Modern
de Beat Kuert (2000 - 25 min - vo f)



Production : Al Castello SA ; caméra : Beat Kuert ; montage et son : Roberta Grasselli ; musique : Bryars.

Le 12 mai 2000, une nouvelle section de la Tate Gallery, la Tate Modern, a été inaugurée à Londres dans une ancienne usine électrique, reconvertie en musée par les architectes suisses Herzog & de Meuron. Les conservateurs ont rassemblé les oeuvres selon quatre thématiques : paysages, natures mortes, nus et peintures d'histoire.

Beat Kuert
Né en 1946 à Zurich. Diplôme de commerce en 1965. Travaille comme directeur de production, assistant réalisateur, caméraman, monteur et preneur de son. Premiers films à partir de 1966, réalisateur indépendant pour la télévision suisse-alémanique SF DRS. Producteur et directeur de Al Castello SA depuis 1985.

Filmographie : 1966-70 divers courts métrages, 1973 Mulungu, 1979 Schilten, 1980 Nestbruch, 1982 Die Zeit ist böse, Pierrotische Beziehungen, 1984 Martha Dubronski, 1987 Dehima, 1988 Lucas lässt grüssen, Das verlorene Schaf, 1989 Alfie, 1990 Der Grossinquisitor, 1992 Hanna im Ring (court métrage), 1993 Hanna & Rocky, 1997 Colors of Schweiz (coauteur), Der Reichtum der Askese, 1998 Jean Nouvel, l'esthétique du miracle, 1999 Stars & Trips, 2000 Tate Modern.

 

Meta-Mecano
de Ruedi Gerber (1997 - 64 min - s-t fr)
Production : ZAS Film AG ; scénario : Ruedi Gerber; caméra : Patrick Lindenmaier ; montage : Mirjam Krakenberger ; son : Dieter Lengacher ; musique : Vinz Vonlanthen.

Le trajet des oeuvres démontées de l'artiste Jean Tinguely, de la "Verrerie" jusqu'au Musée de Bâle constuit par Mario Botta. Les séquences de voyage de ces structures subtiles et éphémères alternent avec les étapes de leur mise en place sur le lieu de l'exposition.Interventions de Niki de Saint Phalle, Pontus Hulten et Paul Sacher, entre autres...

Ruedi Gerber
Né en 1956 à Berne. De 1977 à 1979, Ecole d'art dramatique de Zurich. Acteur à Mannheim, Dortmund, Bâle et Vienne entre 1979 et 1986. De 1986 à 1990 , études à la Tisch School of the Arts, NYV.

Filmographie : 1988 Touch in Parenting, 1989 Lunchtime, 1990 Café mécanique, 1991 Midnight Barbecue (courts-métrages), 1992 Living with the Spill, 1994 Kommunikation am Arbeitsplatz (courts-métrages), 1997 Meta-Mecano, 2000 Heartbreak Hospital

 

jeudi 14 juin

19h

La nouvelle habitation (die neue Wohnung) de Hans Richter (1930 - 28 min - muet)
Commande du Schweizericher Werkbund SWB ; caméra : Emil Berna;production : Praesens Film.

Ode au modernisme dans les années trente ou comment, malgré les briques, les arrière-cours à l'ensoleillement réduit, on peut réaliser des appartements où entre la lumière et circule l'air...

Hans Richter. (Berlin 1888 - Minusio/Locarno 1976). Peintre et membre du mouvement dada à Zurich, Richter commence par réaliser des courts-métrages abstraits, pour passer ensuite au montage quasi documentaire d'images réelles. Il participe au Congrès International du Cinéma Indépendant à La Sarraz (1929), enseigne et rédige des textes critiques importants, parmi lesquels "Filmgegner von heute - Filmfreunde von morgen" (1929) et "Der Kampf um den Film" (1934-39, publié en 1976). A partir de 1937, il travaille pour Central-Film à Zurich et en 1939 il devient directeur de production chez Frobenius Film à Bâle. Emigré aux Etats-Unis en 1941, il enseigne à l'Institute of filmTechnique au New York City College, qu'il dirige aussi jusqu'en 1956. Ses derniers trois films seront réalisés en collaboration avec ses amis artistes européens.

Filmographie : 1921-25 Rhythmus 21, 23 et 25, 1926 Filmstudie, 1927 Inflation, 1928 Vormittagsspuk, Zweigroschenzauber, 1929 Alles dreht sich, alles bewegt sich, 1930 Die neue Wohnung, 1931-33 Metall, 1944-46 Dreams That Money Can Buy, 1958 8 x 8, 1956-63 Dadascope.

 

Une Ville à Chandigarh d'Alain Tanner (1966 - 51 min - vo fr)
Production : Alain Tanner ; scénario : Alain Tanner, John Berger ; caméra et son : Ernest Artaria ; musique classique indienne.

Lors de la partition de l'Inde, en 1947, L'Etat du Penjab se trouva partagé, sa capitale, Lahore, passait au Pakistan. La partie demeurée indienne n'avait aucune ville pouvant prendre rang de capitale. Il fut décidé d'en construire une nouvelle, à Chandi Garh (pays de la déesse Chandi), aux pieds des premiers contreforts de l'Himalaya. Le Corbusier fut chargé de dessiner les plans de la ville nouvelle. La construction de la ville, entreprise en 1951, est aujourd'hui presque totalement achevée.

Alain Tanner. Né en 1929 à Genève. Etudes de sciences économiques à l'Université de Genève. Animateur en 1951 du ciné-club de l'Université de Genève, fondé par Claude Goretta. Travaille en 1955 à l'Institut Britannique du Cinéma. Premier film avec Claude Goretta en 1957. Entre 1960 et 1968, retour en Suisse, réalisation de plusieurs films et documentaires pour la télévision. Cofondateur en 1962 de l'Association Suisse des Réalisateurs de Films. Premier long métrage en 1969.

Filmographie : depuis 1964 Les apprentis, 1966 Une Ville à Chandigarh, 1968 Docteur B., médecin de campagne, 1969 Charles, mort ou vif, 1971 La Salamandre, 1973 Le retour d'Afrique, 1974 Le milieu du monde, 1976 Jonas, qui aura vingt-cina ans en l'an 2000, 1977 Temps mort, 1978 Messidor, 1981 Light Years Away, 1983 Dans la ville blanche, 1985 No Man's Land, 1986 Une flamme dans mon coeur, 1987 La vallée fantôme, 1989 La femme de Rose Hill, 1991 L'homme qui a perdu son ombre, 1992 Le journal de Lady M., 1995 Les hommes du port, 1996 Fourbi, 1998 Requiem, 1999 Jonas et Lila, à demain.


20h45

Les voyages de Santiago Calatrava (Die Reisen des Santiago Calatrava)
de Christoph Schaub (1999 - 80 min - s-t fr)
Production : T & C Film AG ; scénario : Christoph Schaub ; caméra : Matthias Kälin ; montage : Fee Liechti ; son : Dieter Meyer, Martin Witz.

Un film sur et avec Santiago Calatrava, l'architecte mondialement connu. Très jeune, il a connu la gloire internationale: ses constructions réparties dans le monde entier, sont aussi populaire que controversées. Ce qui le distingue d'autres stars de l'architecture, c'est son double don: il est à la fois architecte et ingénieur civil.

Christoph Schaub
Né en 1958 à Zurich. De 1980 à 1982, études de langue et littérature allemandes. Entre 1982 et 1991, Videoladen Zurich. Cofondateur en 1988 de Dschoint Ventschr AG, dont il se retire en 1994. Cofondateur des cinémas Morgental et Riff Raff à Zurich.

Filmographie (sélection) : 1982 Keine Zeit sich auszuruhn - AKZ im Herbst, Nachwuchs-Zürcher Teddyszene, 1984 I Lovesong (coauteur), 1987 Wendel, 1989 Dreissig Jahre, 1992 Am Ende der Nacht, 1995 Rendez-vous im Zoo, Il Girasole - una casa vicino à Verona (coauteur), 1996 Lieu, funcziun e furma - l'architectura da Gion A. Caminada e Peter Zumthor, 1997 Einfach so (court métrage), Cotglaalva - Weisse Kohle, 1999 Die Reisen des Santiago Calatrava, Il project Vrin.


Le projet Vrin (Il projet Vrin)
de Christoph Schaub (1999 - 48 min - s-t fr)



Production : Televisiun Rumantscha ; scénario : Christoph Schaub, Martin Witz; caméra : Matthias Kälin ; montage : Christoph Schaub ; son : Martin Witz.

Comment l'architecte Gion Caminada inscrit un nouveau projet dans l'enchevêtrement des maison de son village de montagne Vrin.

Lieu, fonction et forme (Lieu, funcziun e furma)
de Christoph Schaub (1996 - 24 min - s-t fr)
Production : Televisiun Rumantscha ; scénario : Christoph Schaub; caméra : Matthias Kälin ; montage : Ernst Oppliger, Christoph Schaub ; son : Martin Witz.

Les architectes Gion A. Caminada et Peter Zumthor vivent et travaillent dans le même canton: les Grisons, réputés pour ses paysages alpins et ses pistes de ski, entre production ancestrale et industrie des loisirs. Pris dans cette contradiction, les deux architectes cherchent la simplicité, l'essentiel, le moins.

 

vendredi 15 juin

19h

Alberto Sartoris - la mémoire d'un siècle (Alberto Sartoris - la memoria di un secolo)
d'Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli (1994 - 26 min - s-t fr)
Production : Ventura Film SA ; scénario : Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli ; caméra : Alberto Moccia, Alain de Martin, Walter Schira ; montage : Alberto Eisenhardt ; son : Enzo Ferrari, Elio Bernasconi ; Musique : Erik Satie.

" Les années 20 et 30 représentent aujourd'hui encore la part la meilleure du XXe siècle. Ce qui suit n'est que régression. " Alberto Sartoris, né en 1901, architecte, théoricien du rationnalisme, artiste. " J'ai toujours combattu et travaillé poru une architecture d'avant-garde et innovatrice. Rationnelle. Fonctionnelle. Pour une vraie architecture moderne."

Elda Guidinetti
Née à Chiasso. Formation d'enseignante. Long séjour aux Etats-Unis. Université de Pavie, étude des langues, activité littéraire.

Filmographie : Coautrice de : 1993 La sposa contenta (court-métrage), 1994 Architettura rimossa, Alberto Sartoris - la memoria di un secolo, 1995 Palazzi dei sogni, 1996 Die Flucht ohne Ende des Joseph Roth, 1997 Anna Felder - tra dove piove e non piove (coauteur), 1998 La cuccagna napoletana (coauteur).

Andres Pfaeffli
Né en 1954 à Zurich. Etudes e langues et d'histoire. Distributeur, technicien cinéma, réalisateur et producteur (ventura film sa).

Filmographie : 1988 Mario Botta - senza luce nessuno spazio, 1991 Point de vue (coauteur), 1994 Architettura rimossa (coauteur), Alberto Sartoris - la memoria di un secolo (coauteur), 1995 Terra bruciata, 1995 Palazzi dei sogni (coauteur), 1996 Die Fluchte ohne Ende des Joseph Roth (coauteur), 1997 Anna Felder - tra dove piove e non piove (coauteur), 1998 La cuccagna napletana (coauteur).

 

Tamaro. Des pierres et des anges. Mario Botta Enzo Cucchi. (Tamaro. Pietre e angeli. Mario Botta Enzo Cucchi.)
de Villi Hermann (1998 - 77 min - s-t fr)
Production : Imagofilm SA ; scénario, montage et son : Villi Hermann; caméra : Hugues Riffel, Hans Stürm ; musique : Paul Giger.

Ce film relate la rencontre de deux artistes, l'un de la montagne, Mario Botta, et l'autre de la mer, le peintre Enzo Cucchi, dans Sainte Marie des Anges au Monte Tamaro (Tessin) - une chapelle que l'un a construite et où l'autre crée des fresques, dont une de 70 mètres. Ces deux artistes ont le don d'écouter, de sentir "les temps intérieurs", puis de les visualiser.

Villi Hermann
Né en 1941 à Lucerne. Etudes à la London Film School. Vit et travaille à Lugano, où il fonde avec des amis la maison de production Imago-film en 1981.

Filmographie : 1970 24 sur 24, 1974 Cerchiam per subito operai, offriamo... 1977 San Gottardo, 1980 Es ist kalt in Brandenburg (Hitler töten) (coauteur), 1981 Matlosa, 1986 Innocenza, 1989 Bankomatt, 1992 En voyage avec Jean Mohr, 1996 Per un raggio di gloria, 1997 Giovanni Orelli, Finestre aperte, 1998 Tamaro. Pietre e angeli. Mario Botta Enzo Cucchi., 2000 Luigi Einaudi, Diario dell'esilio svizzero.


20h45

Il girasole - une maison près de Vérone (Il girasole - una casa vicino a Roma)
de Christoph Schaub et Marcel Meili (1995 - 17 min - s-t fr)



Production : Christoph Schaub Filmproduktion ; scénario : Christoph Schaub, Marcel Meili ; caméra : Matthias Kälin ; montage : Christoph Schaub, Fee Liechti ; son : Martin Witz.

Près de Vérone, Angelo Invernizzi a construit, au début des années trente, une villa moderne d'un brillant argenté, posée sur un énorme socle rougeâtre au milieu d'un parc splendide. Dans ses entrailles un moteur la fait pivoter de 360 degrés: la "casa Girasole" suit la trajectoire du soleil.

Marcel Meili
Né en 1953 à Zurich. de 1975 à 1981, divers projets cinéma et vidéo, études d'architecture à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Dès 1985, architecte indépendant et publiciste. Dirige depuis 1986 son propre bureau d'architecture et enseigne.


Berlin-Cinéma, titre provisoire
de Samira Gloor-Fadel (1997 - 106 min - vo fr)
Production : Les Films de la Terrasse SA ; scénario : Samira Gloor-Fadel ; caméra : Philippe Bonnier, Patrice Cologne, etc. ; montage : Camille Bordes-Resnais, Isabelle Dedieu, etc. ; son : Daniela Bürgin, Peter Henrici, Jean-Paul Mugel ; musique : Mahmut Demir, Jean-Louis Valéro.

Une longue méditation sur le vide. Celui de l'image, du cinéma, de la ville, du lieu. Berlin est une cité en creux et en noir et blanc. Wim Wenders y balade sa carcasse et sa voix douce. Jean-Luc Godard lâche quelques phrases et Jean Nouveal trace des bâtiments en devenir. Des plans fixes dessinent des frontières mouvantes. Un road movie immobile où de longs travellings marquent les points de fuite. L'errance est la seule certitude.

Samira Gloor-Fadel
Née en 1955 à Beyrouth (Liban). Baccalauréat à Paris. Etudes à l'Ecole des Beaux-Arts à Beyrouth. Journaliste indépendante pour la revue "Al Moustakbal". Etudes de cinéma à l'INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et Techniques de Diffusion, Bruxelles), section prise de vues. Assistante caméra, photographie et écriture pour des projets et scénarios de films divers. Filmographie 1997 Berlin Cinéma, titre provisoire. La sélection des films d'architecture est présentée avec la complicité du service film de Pro Helvetia -fondation suisse pour la culture et de Vidéo Les Beaux Jours/ La Maison de l'Image à Strasbourg (extrait de la programmation " cinéma et architecture - regards suisses ").


Archives quelques reflets dans la presse au sujet d'expositions présentées dans nos murs :

 

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