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Parmi les architectes
présents dans l'exposition : Andrea Bassi, Valentin Bearth,
Andrea Deplazes, Daniel Ladner, Marianne Burkhalter, Christian Sumi,
Conradin Clavuot, Jürg Conzett (Conzett, Bronzini, Gartman),
Diener & Diener, Annette Gigon, Mike Guyer, Herzog & de
Meuron, Peter Märkli, Marcel Meili, Markus Peter, Zeno Vogel,
Quintus Miller, Paola Maranta, Meinrad Morger, Heinrich Degelo,
Christian Kerez, Valerio Olgiati, Livio Vacchini, Peter Zumthor.
Exposition réalisée avec le concours de la Fédération
des Architectes Suisses (FAS) et la contribution du Canton d'Appenzell
Rhodes-Intérieures. Commissariat de l'exposition, conception
et réalisation du livre l'accompagnant : Jacques Lucan, avec
Colette Raffaele, Guy Nicollier et Philippe Mivelaz, les conseils
de Martin Steinmann et la collaboration de l'équipe du Centre
Culturel Suisse à Paris.
Commissaire
de l'exposition : Jacques Lucan
L'exposition
bénéficie du concours de la Fédération
des Architectes Suisses et du canton d'Appenzell (Rhodes-intérieures)
Exposition itinérante : écoles d'architecture de Marne-la-Vallée,
Rennes, Nancy, Marseille, Mendrisio et Lausanne.
Un livre publié
aux éditions Birkhäuser et intitulé « Matière
d'art - Architecture contemporaine en Suisse » accompagne
l'exposition..

Musée
Liner, Appenzell : Annette Gigon, Mike Guyer 1996 - 1998
Jacques
Lucan, commissaire de l'exposition notice biographique
Jacques Lucan,
né en 1947, est architecte, historien et critique d'architecture.
Professeur au Département d'architecture de l'École
polytechnique fédérale de Lausanne, directeur de l'ITHA
(Institut de théorie et d'histoire de l'architecture) et
enseignant à l'École d'architecture de la Ville et
des territoires à Marne-la-Vallée. Il est membre du
comité de rédaction de Matières, revue publiée
par l'ITHA, et collabore régulièrement à diverses
revues d'architecture en France ou à l'étranger. Il
est également l'auteur ou le directeur de plusieurs ouvrages,
notamment : Le Corbusier, une encyclopédie, Centre Georges
Pompidou, 1987 (direction de l'ouvrage) ; France architecture 1965-1988,
éditions Electa Moniteur, 1989 ; OMA-Rem Koolhaas, éditions
Electa Moniteur, 1990 ; Eau et gaz à tous les étages.
Paris, cent ans de logement, Pavillon de l'Arsenal, éditions
Picard, 1992 (direction de l'ouvrage) ; Paris des faubourgs. Formation
- transformation, Pavillon de l'Arsenal, éditions Picard,
1996 (direction de l'ouvrage).
A
propos du livre publié aux éditions Birkhäuser,
Bâle
"Matière
d'art - Architecture contemporaine en Suisse", par Jacques
Lucan et Bruno Marchand. env. 208 pages, env. 75 reproductions couleur
et 160 noir et blanc, 70 dessins, 21 x 27 cm, anglais/français.
Une admirable évaluation critique de plus de 40 architectes
suisses, des plus fameux aux nouvelles découvertes de la
jeune génération. L'architecture suisse contemporaine
a une très grande réputation internationale du fait
de stars comme Herzog & de Meuron et Peter Zumthor qui sont
célébrés dans le monde entier. Cette publication
accompagne une exposition dont le but est de passer en revue et
faire l'inventaire de la scène architecturale actuelle en
Suisse selon l'optique d'une analyse à partir de trois perspectives
contrastées. La première partie examine 15 bâtiments
individuels considérés comme représentatifs
de la haute qualité de l'architecture suisse d'aujourd'hui.
En conséquence, six chapitres éclairent les traits
spécifiques qui sont caractéristiques de cette architecture.
Pour conclure cet ouvrage, cinq essais procurent chacun des analyses
lumineuses et mettent en perspective la situation actuelle avec
un contexte historique. Ces essais sont écrits par Joseph
Abram, Jacques Lucan, Bruno Marchand, Stanislaus von Moos et Martin
Steinmann.
Extrait
de la conversation entre Jacques Lucan et Martin Steinmann, publiée
dans le livre
J.L. - Sans
conclure, essayons de voir les implications qu'emportent les caractéristiques
de l'architecture suisse contemporaine (...). Si les bâtiments
que nous présentons (...) sont différents les uns
des autres, ils recherchent cependant, pour la plupart, une présence
d'une grande intensité, une présence physique dans
laquelle matérialité et intégrité sont
des caractéristiques essentielles. Cette présence
physique intense correspond à l'exigence de retrouver des
sensations élémentaires et quasi phénoménologiques
- nous en avons longuement parlé - , pour réactiver
nos capacités de regarder et ouvrir de nouveaux terrains
à notre sensibilité et à notre imagination.
M.S. - La présence
physique dont tu parles empêche que les formes de l'architecture
disparaissent dans leurs significations, comme disparaissent les
mots du langage quotidien dès que nous les avons compris
- je me réfère ici librement à Paul Valéry.
Le but de l'art est d'insister sur la valeur propre de la forme
et de résister à sa transformation en significations
univoques (...). Nous constatons en effet que l'architecture contemporaine
est plongée dans un muzak, une musique de grands magasins
permanente, et c'est là une retombée du post-modernisme.
Dans cette situation, l'art peut servir de modèle à
l'architecture, par sa méthode qui consiste à «
rendre difficile » la forme - comme disaient les formalistes
russes -, à rendre difficile sa consommation. Je pense ainsi
que le rapprochement de l'architecture suisse vers l'art minimal
correspond à une résistance à la boulimie de
formes qui caractérise le temps présent.
J.L. - En dernière
instance, ces bâtiments dont nous parlons veulent être
des oeuvres d'art, et cela malgré les démentis de
nombreux architectes qui affirment ne pas « vouloir faire
de l'art ». Pour illustrer cette position, je pense encore
à un bâtiment de Herzog & de Meuron comme la pharmacie
de l'hôpital cantonal, à Bâle (1995-1998). Les
façades de la pharmacie, qui semblent être des murs
épais avec des fenêtres profondes, se révèlent
constituées de couches produisant des effets de moirage,
ce qui perturbe réellement le regard, qui ne sait plus à
quoi s'en tenir, et qui est obligé de scruter ce qu'il en
est de cette matérialité troublante. Entre le sensible
et l'intelligible, un lien nouveau se noue : c'est là le
propre d'une vision artistique.
M.S. - Ces matériaux
nous font voir la constitution du mur, ces verres sablés,
ces tôles perforées, ces grilles, ces toiles métalliques
; ils nous révèlent une fascination pour des effets
contraires. Ce sont des voiles qui cachent ce qui est derrière
- mais mal -, et qui le montrent - mal aussi. Ce sont des voiles
qui trompent et détrompent en même temps. Mais tromper
n'est pas le terme exact, parce que ce qui est en jeu n'est pas
la vérité des choses, mais la perception qui «
construit » leur réalité, au cas par cas. Ainsi
le thème de cette architecture est notre perception.
J.L. - Une perception
qui inclut aussi un rapport à la durée, au temps.
Parce qu'aujourd'hui, nombreux sont les bâtiments qui proposent
un dispositif susceptible d'accueillir l'incontrôlable, d'accueillir
ce qui ne peut pas faire l'objet d'une prédiction : l'inclusion
de matériaux inhabituels dans des bétons qui en deviennent
telluriques ; la végétation qui transforme l'apparence
d'une paroi et n'en permet pas une vision distincte et stable ;
la pluie, élément atmosphérique, qui peut «
colorer » un béton de façon imprévisible
; le soleil qui, selon sa force, fait une paroi de polycarbonate
devenir opaque, translucide ou transparente, la fait apparaître
massive ou évanescente. Sensible aux variations atmosphériques,
un bâtiment peut vouloir ne plus être inerte, inaltérable.
Il y a là comme une nouvelle conciliation avec la nature
: l'architecture semble s'inscrire dans un cycle plus ample que
celui du construire ; elle nous rend sensible à la durée.
Une fois de plus, l'architecture nous donne à réfléchir
et percevoir ; elle construit notre regard. N'est-ce pas ce qui
la définit encore comme art ?
en
marge de l'exposition - au CCS
les jeudi 31 mai et 7 juin 2001
rencontres avec des architectes
jeudi 31 mai
à 20h30
Christian Sumi et Martin Steinmann, notamment.
jeudi 7 juin à 20h30
Jacques Herzog et Josef Abram
Ces deux soirées sont animées par Jacques Lucan
et organisées en partenariat avec l'école d'architecture
de la Ville et des territoires à Marne-la-Vallée.
cinéma
- du 12 au 15 juin 2001
Cycle « artistes & architectes »
Une
quinzaine de films, la plupart tout récents, ont été
réunis autour de ce questionnement : artistes et architectes
à l'ouvrage; architectes conversant avec des artistes ; l'architecture
muséale et sa relation aux oeuvres ; les illusions de l'utopie
- en particulier à travers le thème de l'urbanisme
censé produire un homme nouveau...
Force, énergie,
structure, ligne... Avec la matière qu'il travaille - espace,
volume, couleur, son, cinéma, langue - tout artiste se pose
des questions qui relèvent, au fond, d'interrogations architecturales.
On pourrait aussi renverser cette perspective et se demander où
l'architecte puise son inspiration. Est-ce des conditions intrinsèques
à la commande, des matériaux qu'il doit travailler,
ou encore, d'une dimension artistique ? Autour de ce questionnement
sur la présence de l'artiste dans tout bâtisseur et
du bâtisseur dans tout artiste, une quinzaine de films, en
marge de l'exposition " Matière d'art - architecture
contemporaine en Suisse " (présentée au CCS du
5 mai au 1er juillet 2001).
mardi 12 juin
à19h
« Alberto Giacometti, qu'est-ce qu'une tête ? »,
de Michel Van Zele (2000 - 64 min - vo fr)
à 20h45
« I like Music - Alexis Weissenberg », de Mando Bernardinello
et Osvaldo Tritten (2000 - 90 min - vo fr)
mercredi 13
juin
à 19h
« Kenwin », de Véronique Goël (1996 - 85
min - vo fr)
à 20h45
« Tate Modern », de Beat Kuert (2000 - 25 min - vo fr)
« Meta-Mecano », de Ruedi Gerber (1997 - 64 min - s-t
fr)
jeudi 14 juin
à 19h
« La nouvelle habitation », de Hans Richter (1930 -
28 min - muet)
« Une Ville à Chandigarh », d'Alain Tanner (1966
- 51 min - vo fr)
à 20h45
« Les voyages de Santiago Calatrava », de Christoph
Schaub (1999 - 80 min - s-t fr)
« Le projet Vrin », de Christoph Schaub (1999 - 48 min
- s-t fr)
« Lieu, fonction et forme », de Christoph Schaub (1996
- 24 min - s-t fr)
vendredi 15
juin
à19h
« Alberto Sartoris, La mémoire d'un siècle »,
d'Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli (1994 - 26 min - s-t fr)
« Tamaro. Des pierres et des anges. Mario Botta Enzo Cucchi.
», de Villi Hermann (1998 - 77 min - s-t fr)
à 20h45
« Il girasole - une maison près de Vérone »,
de Christoph Schaub et Marcel Meili (1995 - 17 min - s-t fr)
« Berlin-Cinéma, titre provisoire », de Samira
Gloor-Fadel (1997 - 106 min - vo fr)
Le programme
des films d'architecture est présenté grâce
à la complicité du service film de Pro Helvetia -
fondation suisse pour la culture et de Vidéo Les Beaux Jours
/ La Maison de l'Image à Strasbourg (extrait de la programmation
« cinéma et architecture - regards suisses »).
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Les
films & les réalisateurs
mardi
12 juin
19h
Alberto Giacometti, qu'est-ce qu'une tête ?
de Michel Van Zele (2000 - 64 min - vo fr)
Coproduction : Arte France/Les Films d'Ici.
"
Jamais je n'arriverai à mettre dans un portrait toute la
force qu'il y a dans une tête. Le seul fait de vivre ça
exige déjà une telle volonté et une telle énergie...
" Cet aveu que fait Alberto Giacometti à Jean Genet,
qui fut son modèle entre 1954 et 1957, sous-tend l'ensemble
du film.
Michel
Van Zele
Né en 1945. Depuis 1965, il a réalisé plusieurs
"essais" politiques, historiques, picturaux, musicaux, architecturaux,
littéraires et théâtraux dont certains ont été
primés: Soleil noir (1983), La Passion selon Callas (1989),
Les messagers de l'ombre (1991).
Filmographie (sélection):
1965 Propriétés et lieux communs, 1969 Pris en charge
par la S.S., 1990 Armand Avril, l'enfance de l'art, 1993 Opéra
de Lyon: Jean Nouvel, 1995 La Passion selon Jean Genet, 1998 Pierre
Bonnard, à fleur de peau,1999 Les journalistes dans la tourmente.
20h45
I like music - Alexis Weissenberg
de Mando Bernardinello et Osvaldo Tritten (2000 - 90 min - vo fr)
Coproduction : Télévision Suisse Italienne / National
Bulgarian Television.
Itinéraire
d'un grand pianiste de la seconde moitié du XXe siècle:
de Lugano, où il réside aujourd'hui, à Paris,
où il a vécu longtemps, sans oublier Sofia, où
on le voit revisiter sa maison d'enfance pour la première
fois depuis son émigration. Ce film, ponctué des remarques
humoristiques de Weissenberg, révèle la personnalité
riche et vive de ce grand interprète.
Mando
Bernardinello
Né en 1945. Se forme à la mise en scène au
théâtre de Carouge auprès de François
Rochaix. Metteur en scène au Théâtre tessinois
"Panzinis Zircus" (Brecht - créations collectives) pendant
deux ans, avant d'entrer à la Télévision Suisse
Italienne comme réalisateur dans les services dramatique,
culturel et musical. Tout en travaillant à la TSI, en 1983,
avec Peter Bissegger et Sergio Genni fonde le "Teatro della Svizzera
Italiana" avec lequel il collabore comme metteur en scène
et dramaturge. Depuis 1990, il y est réalisateur responsable
dans le domaine de la musique classique et le jazz.
Osvaldo
Tritten
Après ses études à Genève, Cologne et
Utrecht, il s'est occupé de musique en collaborant dans divers
journaux et revues. Depuis 1974, il est rédacteur et producteur
de nombreuses émissions musicales (aussi de type expérimental),
et documentaires à la Radio Suisse Italienne. En 1977, il
est cofondateur à Lugano de l'Association Oggimusica, avec
laquelle il organise diverses manifestations dédiées
à la musique de notre temps. Depuis 1997, il collabore avec
la Télévision Suisse Italienne où il actuellement
responsable de l'émission hebdomadaire Paganini dédiée
à la musique et à la danse.
mercredi
13 juin
19h
Kenwin
de Véronique Goël (1996 - 85 min - vo fr)
Production
: Scherzo Films ; scénario et montage : Véronique
Goël ; caméra : Axel Brandt ; son : Laurent Barbey ;
musique : Georges Antheil.
Construite
en 1930 au bord du Lac Léman par Hermann Henselmann, un architecte
berlinois de 25 ans, la villa Kenwin monumentalise une sorte d'utopie
moderniste : création ex-nihilo, corps étranger au
milieu et lieu ouvert, elle fut conçue pour être le
théâtre de rapports nouveaux et créatifs.
Véronique
Goël
Née
en 1951 à Rolle (Suisse). Formation de couturière
modéliste. Travaille de 1973 à 1975 comme modéliste
indépendante. Entre 1976 et 1978, étudie la peinture
et la gravure aux Beaux-Arts de Lausanne, suit en 1979 les cours
donnés dans le cadre de l'"atelier cinéma" mis sur
pied par l'Ecole supérieure d'Art visuel à Genève.
Vit à Londres entre1986 et1989, où elle collabore
à divers titres aux films de Stephen Dwoskin.
Filmographie
: 1978 Soliloque pour voix de femme et frigidaire, 1980 Allegro
(court-métrage), 1981 Un autre été, 1982 Soliloque
2 - la barbarie, 1985 Précis, 1988 Caprices, 1991 Perfect
Life, 1993 Soliloque 3, 1996 Kenwin.
20h45
Tate Modern
de Beat Kuert (2000 - 25 min - vo f)

Production
: Al Castello SA ; caméra : Beat Kuert ; montage et son :
Roberta Grasselli ; musique : Bryars.
Le
12 mai 2000, une nouvelle section de la Tate Gallery, la Tate Modern,
a été inaugurée à Londres dans une ancienne
usine électrique, reconvertie en musée par les architectes
suisses Herzog & de Meuron. Les conservateurs ont rassemblé
les oeuvres selon quatre thématiques : paysages, natures
mortes, nus et peintures d'histoire.
Beat
Kuert
Né
en 1946 à Zurich. Diplôme de commerce en 1965. Travaille
comme directeur de production, assistant réalisateur, caméraman,
monteur et preneur de son. Premiers films à partir de 1966,
réalisateur indépendant pour la télévision
suisse-alémanique SF DRS. Producteur et directeur de Al Castello
SA depuis 1985.
Filmographie
: 1966-70 divers courts métrages, 1973 Mulungu, 1979 Schilten,
1980 Nestbruch, 1982 Die Zeit ist böse, Pierrotische Beziehungen,
1984 Martha Dubronski, 1987 Dehima, 1988 Lucas lässt grüssen,
Das verlorene Schaf, 1989 Alfie, 1990 Der Grossinquisitor, 1992
Hanna im Ring (court métrage), 1993 Hanna & Rocky, 1997
Colors of Schweiz (coauteur), Der Reichtum der Askese, 1998 Jean
Nouvel, l'esthétique du miracle, 1999 Stars & Trips,
2000 Tate Modern.
Meta-Mecano
de Ruedi Gerber (1997 - 64 min - s-t fr)
Production
: ZAS Film AG ; scénario : Ruedi Gerber; caméra :
Patrick Lindenmaier ; montage : Mirjam Krakenberger ; son : Dieter
Lengacher ; musique : Vinz Vonlanthen.
Le
trajet des oeuvres démontées de l'artiste Jean Tinguely,
de la "Verrerie" jusqu'au Musée de Bâle constuit par
Mario Botta. Les séquences de voyage de ces structures subtiles
et éphémères alternent avec les étapes
de leur mise en place sur le lieu de l'exposition.Interventions
de Niki de Saint Phalle, Pontus Hulten et Paul Sacher, entre autres...
Ruedi
Gerber
Né en 1956 à Berne. De 1977 à 1979, Ecole d'art
dramatique de Zurich. Acteur à Mannheim, Dortmund, Bâle
et Vienne entre 1979 et 1986. De 1986 à 1990 , études
à la Tisch School of the Arts, NYV.
Filmographie
: 1988 Touch in Parenting, 1989 Lunchtime, 1990 Café mécanique,
1991 Midnight Barbecue (courts-métrages), 1992 Living with
the Spill, 1994 Kommunikation am Arbeitsplatz (courts-métrages),
1997 Meta-Mecano, 2000 Heartbreak Hospital
jeudi 14 juin
19h
La nouvelle habitation (die neue Wohnung)
de Hans Richter (1930 - 28 min - muet)
Commande
du Schweizericher Werkbund SWB ; caméra : Emil Berna;production
: Praesens Film.
Ode
au modernisme dans les années trente ou comment, malgré
les briques, les arrière-cours à l'ensoleillement
réduit, on peut réaliser des appartements où
entre la lumière et circule l'air...
Hans
Richter.
(Berlin 1888 - Minusio/Locarno 1976). Peintre et membre du mouvement
dada à Zurich, Richter commence par réaliser des courts-métrages
abstraits, pour passer ensuite au montage quasi documentaire d'images
réelles. Il participe au Congrès International du
Cinéma Indépendant à La Sarraz (1929), enseigne
et rédige des textes critiques importants, parmi lesquels
"Filmgegner von heute - Filmfreunde von morgen" (1929) et "Der Kampf
um den Film" (1934-39, publié en 1976). A partir de 1937,
il travaille pour Central-Film à Zurich et en 1939 il devient
directeur de production chez Frobenius Film à Bâle.
Emigré aux Etats-Unis en 1941, il enseigne à l'Institute
of filmTechnique au New York City College, qu'il dirige aussi jusqu'en
1956. Ses derniers trois films seront réalisés en
collaboration avec ses amis artistes européens.
Filmographie
: 1921-25 Rhythmus 21, 23 et 25, 1926 Filmstudie, 1927 Inflation,
1928 Vormittagsspuk, Zweigroschenzauber, 1929 Alles dreht sich,
alles bewegt sich, 1930 Die neue Wohnung, 1931-33 Metall, 1944-46
Dreams That Money Can Buy, 1958 8 x 8, 1956-63 Dadascope.
Une Ville à Chandigarh
d'Alain Tanner (1966 - 51 min - vo fr)
Production
: Alain Tanner ; scénario : Alain Tanner, John Berger ; caméra
et son : Ernest Artaria ; musique classique indienne.
Lors
de la partition de l'Inde, en 1947, L'Etat du Penjab se trouva partagé,
sa capitale, Lahore, passait au Pakistan. La partie demeurée
indienne n'avait aucune ville pouvant prendre rang de capitale.
Il fut décidé d'en construire une nouvelle, à
Chandi Garh (pays de la déesse Chandi), aux pieds des premiers
contreforts de l'Himalaya. Le Corbusier fut chargé de dessiner
les plans de la ville nouvelle. La construction de la ville, entreprise
en 1951, est aujourd'hui presque totalement achevée.
Alain
Tanner.
Né en 1929 à Genève. Etudes de sciences économiques
à l'Université de Genève. Animateur en 1951
du ciné-club de l'Université de Genève, fondé
par Claude Goretta. Travaille en 1955 à l'Institut Britannique
du Cinéma. Premier film avec Claude Goretta en 1957. Entre
1960 et 1968, retour en Suisse, réalisation de plusieurs
films et documentaires pour la télévision. Cofondateur
en 1962 de l'Association Suisse des Réalisateurs de Films.
Premier long métrage en 1969.
Filmographie
: depuis 1964 Les apprentis, 1966 Une Ville à Chandigarh,
1968 Docteur B., médecin de campagne, 1969 Charles, mort
ou vif, 1971 La Salamandre, 1973 Le retour d'Afrique, 1974 Le milieu
du monde, 1976 Jonas, qui aura vingt-cina ans en l'an 2000, 1977
Temps mort, 1978 Messidor, 1981 Light Years Away, 1983 Dans la ville
blanche, 1985 No Man's Land, 1986 Une flamme dans mon coeur, 1987
La vallée fantôme, 1989 La femme de Rose Hill, 1991
L'homme qui a perdu son ombre, 1992 Le journal de Lady M., 1995
Les hommes du port, 1996 Fourbi, 1998 Requiem, 1999 Jonas et Lila,
à demain.
20h45
Les voyages de Santiago Calatrava (Die
Reisen des Santiago Calatrava)
de Christoph Schaub (1999 - 80 min - s-t fr)
Production
: T & C Film AG ; scénario : Christoph Schaub ; caméra
: Matthias Kälin ; montage : Fee Liechti ; son : Dieter Meyer,
Martin Witz.
Un
film sur et avec Santiago Calatrava, l'architecte mondialement connu.
Très jeune, il a connu la gloire internationale: ses constructions
réparties dans le monde entier, sont aussi populaire que
controversées. Ce qui le distingue d'autres stars de l'architecture,
c'est son double don: il est à la fois architecte et ingénieur
civil.
Christoph
Schaub
Né
en 1958 à Zurich. De 1980 à 1982, études de
langue et littérature allemandes. Entre 1982 et 1991, Videoladen
Zurich. Cofondateur en 1988 de Dschoint Ventschr AG, dont il se
retire en 1994. Cofondateur des cinémas Morgental et Riff
Raff à Zurich.
Filmographie
(sélection) : 1982 Keine Zeit sich auszuruhn - AKZ im Herbst,
Nachwuchs-Zürcher Teddyszene, 1984 I Lovesong (coauteur), 1987
Wendel, 1989 Dreissig Jahre, 1992 Am Ende der Nacht, 1995 Rendez-vous
im Zoo, Il Girasole - una casa vicino à Verona (coauteur),
1996 Lieu, funcziun e furma - l'architectura da Gion A. Caminada
e Peter Zumthor, 1997 Einfach so (court métrage), Cotglaalva
- Weisse Kohle, 1999 Die Reisen des Santiago Calatrava, Il project
Vrin.
Le projet Vrin
(Il projet Vrin)
de Christoph Schaub (1999 - 48 min - s-t fr)
Production : Televisiun Rumantscha ; scénario : Christoph
Schaub, Martin Witz; caméra : Matthias Kälin ; montage
: Christoph Schaub ; son : Martin Witz.
Comment
l'architecte Gion Caminada inscrit un nouveau projet dans l'enchevêtrement
des maison de son village de montagne Vrin.
Lieu, fonction et forme
(Lieu, funcziun e furma)
de Christoph Schaub (1996 - 24 min - s-t fr)Production
: Televisiun Rumantscha ; scénario : Christoph Schaub; caméra
: Matthias Kälin ; montage : Ernst Oppliger, Christoph Schaub
; son : Martin Witz.
Les
architectes Gion A. Caminada et Peter Zumthor vivent et travaillent
dans le même canton: les Grisons, réputés pour
ses paysages alpins et ses pistes de ski, entre production ancestrale
et industrie des loisirs. Pris dans cette contradiction, les deux
architectes cherchent la simplicité, l'essentiel, le moins.
vendredi 15 juin
19h
Alberto Sartoris - la mémoire d'un siècle
(Alberto Sartoris - la memoria di un secolo)
d'Elda Guidinetti et Andres Pfaeffli (1994 - 26 min - s-t fr)
Production
: Ventura Film SA ; scénario : Elda Guidinetti et Andres
Pfaeffli ; caméra : Alberto Moccia, Alain de Martin, Walter
Schira ; montage : Alberto Eisenhardt ; son : Enzo Ferrari, Elio
Bernasconi ; Musique : Erik Satie.
"
Les années 20 et 30 représentent aujourd'hui encore
la part la meilleure du XXe siècle. Ce qui suit n'est que
régression. " Alberto Sartoris, né en 1901, architecte,
théoricien du rationnalisme, artiste. " J'ai toujours
combattu et travaillé poru une architecture d'avant-garde
et innovatrice. Rationnelle. Fonctionnelle. Pour une vraie architecture
moderne."
Elda
Guidinetti
Née à Chiasso. Formation d'enseignante. Long séjour
aux Etats-Unis. Université de Pavie, étude des langues,
activité littéraire.
Filmographie
: Coautrice de : 1993 La sposa contenta (court-métrage),
1994 Architettura rimossa, Alberto Sartoris - la memoria di un secolo,
1995 Palazzi dei sogni, 1996 Die Flucht ohne Ende des Joseph Roth,
1997 Anna Felder - tra dove piove e non piove (coauteur), 1998 La
cuccagna napoletana (coauteur).
Andres
Pfaeffli
Né en 1954 à Zurich. Etudes e langues et d'histoire.
Distributeur, technicien cinéma, réalisateur et producteur
(ventura film sa).
Filmographie
: 1988 Mario Botta - senza luce nessuno spazio, 1991 Point de vue
(coauteur), 1994 Architettura rimossa (coauteur), Alberto Sartoris
- la memoria di un secolo (coauteur), 1995 Terra bruciata, 1995
Palazzi dei sogni (coauteur), 1996 Die Fluchte ohne Ende des Joseph
Roth (coauteur), 1997 Anna Felder - tra dove piove e non piove (coauteur),
1998 La cuccagna napletana (coauteur).
Tamaro. Des pierres et des anges. Mario Botta Enzo Cucchi.
(Tamaro. Pietre e angeli. Mario Botta Enzo Cucchi.)
de Villi Hermann (1998 - 77 min - s-t fr)
Production
: Imagofilm SA ; scénario, montage et son : Villi Hermann;
caméra : Hugues Riffel, Hans Stürm ; musique : Paul
Giger.
Ce
film relate la rencontre de deux artistes, l'un de la montagne,
Mario Botta, et l'autre de la mer, le peintre Enzo Cucchi, dans
Sainte Marie des Anges au Monte Tamaro (Tessin) - une chapelle que
l'un a construite et où l'autre crée des fresques,
dont une de 70 mètres. Ces deux artistes ont le don d'écouter,
de sentir "les temps intérieurs", puis de les visualiser.
Villi
Hermann
Né
en 1941 à Lucerne. Etudes à la London Film School.
Vit et travaille à Lugano, où il fonde avec des amis
la maison de production Imago-film en 1981.
Filmographie
: 1970 24 sur 24, 1974 Cerchiam per subito operai, offriamo... 1977
San Gottardo, 1980 Es ist kalt in Brandenburg (Hitler töten)
(coauteur), 1981 Matlosa, 1986 Innocenza, 1989 Bankomatt, 1992 En
voyage avec Jean Mohr, 1996 Per un raggio di gloria, 1997 Giovanni
Orelli, Finestre aperte, 1998 Tamaro. Pietre e angeli. Mario Botta
Enzo Cucchi., 2000 Luigi Einaudi, Diario dell'esilio svizzero.
20h45
Il girasole - une maison près de Vérone
(Il girasole - una casa vicino a Roma)
de Christoph Schaub et Marcel Meili (1995 - 17 min - s-t fr)

Production : Christoph Schaub Filmproduktion ; scénario :
Christoph Schaub, Marcel Meili ; caméra : Matthias Kälin
; montage : Christoph Schaub, Fee Liechti ; son : Martin Witz.
Près
de Vérone, Angelo Invernizzi a construit, au début
des années trente, une villa moderne d'un brillant argenté,
posée sur un énorme socle rougeâtre au milieu
d'un parc splendide. Dans ses entrailles un moteur la fait pivoter
de 360 degrés: la "casa Girasole" suit la trajectoire du
soleil.
Marcel
Meili
Né
en 1953 à Zurich. de 1975 à 1981, divers projets cinéma
et vidéo, études d'architecture à l'Ecole polytechnique
fédérale de Zurich. Dès 1985, architecte indépendant
et publiciste. Dirige depuis 1986 son propre bureau d'architecture
et enseigne.
Berlin-Cinéma, titre provisoire
de Samira Gloor-Fadel (1997 - 106 min - vo fr)
Production
: Les Films de la Terrasse SA ; scénario : Samira Gloor-Fadel
; caméra : Philippe Bonnier, Patrice Cologne, etc. ; montage
: Camille Bordes-Resnais, Isabelle Dedieu, etc. ; son : Daniela
Bürgin, Peter Henrici, Jean-Paul Mugel ; musique : Mahmut Demir,
Jean-Louis Valéro.
Une
longue méditation sur le vide. Celui de l'image, du cinéma,
de la ville, du lieu. Berlin est une cité en creux et en
noir et blanc. Wim Wenders y balade sa carcasse et sa voix douce.
Jean-Luc Godard lâche quelques phrases et Jean Nouveal trace
des bâtiments en devenir. Des plans fixes dessinent des frontières
mouvantes. Un road movie immobile où de longs travellings
marquent les points de fuite. L'errance est la seule certitude.
Samira
Gloor-Fadel
Née
en 1955 à Beyrouth (Liban). Baccalauréat à
Paris. Etudes à l'Ecole des Beaux-Arts à Beyrouth.
Journaliste indépendante pour la revue "Al Moustakbal". Etudes
de cinéma à l'INSAS (Institut National Supérieur
des Arts du Spectacle et Techniques de Diffusion, Bruxelles), section
prise de vues. Assistante caméra, photographie et écriture
pour des projets et scénarios de films divers. Filmographie
1997 Berlin Cinéma, titre provisoire. La sélection
des films d'architecture est présentée avec la complicité
du service film de Pro Helvetia -fondation suisse pour la culture
et de Vidéo Les Beaux Jours/ La Maison de l'Image à
Strasbourg (extrait de la programmation " cinéma et
architecture - regards suisses ").
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