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Reflet dans la presse
de quelques manifestations organisées par le C.C.S. Paris


Philippe Jaccottet lit des extraits de ses œuvres le 2 février 2001

 

 

« Jaccottet, première lecture à Paris. Pour la première fois à Paris, Philippe Jaccottet vient lire ses poèmes en public, au Centre Culturel Suisse, le 2 février. L'événement est d'importance. Cet auteur suisse, traducteur de Rilke et de Leopardi, installé dans le sud de la France depuis l'après-guerre, vit dans une discrétion telle que ses apparitions publques sont extrêmement rares. Aujourd'hui, l'auteur de "Paysages avec figures absentes" et de "Pensées sous les nuages" est un homme souriant de soixante-quinze ans…. » Sylvie Tanette, Le Monde du26 janvier 2001

« Il aura fallu quinze ans au directeur du Centre Culturel Suisse de Paris, Daniel Jeannet, pour convaincre Philippe Jaccottet de dire en public une série de poèmes. Persévérance récompensée vendredi, forçant sa réserve, le poète de Grignan est venu. Son passage à Poussepin coïncidait avec l'exposition d'une série de dessins et aquarelles de sa femme, Anne-Marie Jaccottet. Moment attendu, puisque, aux quelques dizaines de places de la salle du centre il a fallu rajouter des centaines de chaises, installer des écrans, et refuser de nombreuses demandes. Comme au théâtre de Molière, on avait installé des sièges sur la scène et comme dans une fresque de Tiepolo, des spectateurs étaient penchés aux petitse fenêtres de l'étage. Pendant une heure et quart, en silence, le charme a opéré... » Antoine Bosshard, Le Temps, 6 février 2001


Paris-Godard, la ville, la politique, le langage du4 novembre 2000 au 7 janvier 2001

 

Une exposition conçue parChristian Longchamp 
« Le Centre Culturel Suisse a réussi l'adaptation muséale de deux films de Godard. (...) Au lieu de s'engager dans l'impossible exégèse godardienne ou l'apologie de la vue comme mode de vie parisien, le commissaire, Christian Longchamp, a ordonné avec efficacité une démonstration : "l'adaptation de deux films dans un espace muséal". Bâtie autour de photogrammes de ces films, mais a minima, complétée d'une scénographie sobre, rigoureuse et intelligente, de citations du script, d'éclairages et sonorisations, cette adaptation est tellement convaincante, poétique, attractive, que l'on ne se demandera même pas si elle est parfaitement fidèle aux films en question. C'et un événement visuel et photographique en soi, donc une véritable exposition comme on en voit maintenant rarement. On se contentera d'en extraire cette bribe qui pourrait servir de définition à toutes les photographies : "le monde entre deux battements de paupières". A l'égard de la photo (superbement accrochée, surtout dans lespace Alphaville) 'est en tout cas une réussite, et un pied de nez diablement godardien, qui renvoie à leur petitesse bien des manifestations du Mois de la Photo à Paris.. » Michel Frizot, Le Journal des Arts, 1-14 décembre 2000

« Au Centre Culturel Suisse, premier étage au fond d'une cour, depuis quelques jours et jusqu'en janvier, on peut voir (gratuitement) du Godard. Deux films : "Alphaville" et"Deux ou trois choses que je sais d'elle", qu'on ne propose pas de visionner mais de visiter. Grâce à la scénographie talentueuse de Christian Longchamp, on entre directement dedans, englobés, emmurés dans le labyrinthe blanc d'"Alphaville". (...) Dialogues et images s'entrecroisent; le film prend vie. J'en fais partie. Jeu de miroirs aussi. Je lis les phrases : elles encadrent une glace, qui renvoie mon reflet et que l'Autre, derrière moi, observe. Des télévisions emprisonnent mno image et l'offre en pâture aux autres visiteurs. Cernée de toute part, dans l'espace de la transparence, pareil à la cité filmée par Godard, où la vie est contrôlée, les sentiments interdits, les temps confondus dans un unique présent linéaire, sa,s horizon…. » Mazarine Pingeot, Elle, novembre 2000


Dogdays are over du 11 décembre 1998 au 14 février 1999

 

Pipilotti Rist

Une exposition conçue par Nicolas Trembley
«Grands Suisses. Cabane à vidéos, séances de faux cinéma et projections à s'endormir de bonheur : l'art suisse ravit. (...) Au premier étage du centre,Fabrice Gigy a construit un dispositif de vidéothèque à plusieurs entrées. Son arène conceptuelle offre aux spectateurs des gradins inconfortables, faits de matériaux militaires, entièrement démontables, donc mobiles, pour regarder en boucle une sélection de vidéos. Au fond de la salle se dresse une roulotte de marchand, comme une baraque merguez-frites, où les plus curieux peuvent emprunter à loisir une cinquantaine d'oeuvres vidéo. Dispositif hyper-classique pour résultat choc : ces bribes-là d'oeuvres sont de véritables ovnis. Ne pas manquer l'improvistion tout bonnement hallucinante de Gigy se prenant pour un bison... » Jade Lindgaard, Les Inrockuptibles, 13-19 janvier 1999

« Quand le Centre Culturel Suisse sort du classicisme, c'est avec fracas. « Dogdays are over» (les mauvais temps sont derrière nous) clame un arc-en-ciel de néon, oeuvre d'Ugo Rondinone. C'est vrai qu'avec les plaisanteries de Pipilotti Rist, le western d'Olaf Breuning ou le road-movie de Sylvie Fleury, le sourire est de retour. Du coup, on s'installe pour découvrir cinquante autres petits Suisses dans la vidéothèque à la carte réalisée par Fabrice Gigy. » Nova Magazinejanvier 1999


Daniel Spoerri - Vendredi 13 du vendredi 13 février au 12 avril 1998

 

 

Une exposition conçue par Pavel Schmidt
« Les inventaires follement désordonnés et allégoriques de Daniel Spoerri. Le Centre Culturel Suisse rend hommage à l'une des figures majeures du Nouveau Réalisme. Une exposition follement et délibérément désordonnée, « Vendredi 13 », qui accumule multiples, répétition et ne dissimule rien de son auteur. Le visiteur avisé se munira du livret de huit pages imprimé pour l'occasion, qui fera office de vade mecum, ainsi que de rappel des épisodes précédents, voire de guide touristique pour un itinéraire dans la vie et l'oeuvre de Spoerri, dont on peut voir treize oeuvres récentes... » Philippe Dagen, Le Monde du 6 mars 1998

« La face cachée de Daniel Spoerri .. Cet artiste insolite ouvrit en 1968 son propre restaurant animé par le concept de l'Eat Art, avant d'inaugurer ses Musées sentimentaux, de développer des collections en série et ses assemblages d'objets fétiches. Il y a un peu plus d'un an, Daniel Spoerri versait à la Bibliothèque Nationale Suisse l'ensemble de ses archives : un fonds impressionnant d'objets, affiches dessins, lettres, photographies, films et livres. Ponctuée par treize oeuvres, l'exposition des document personnels de l'artiste, accompagnée d'une programmation de films, invite à suivre le cheminement d'une pensée, à pénétrer l'intimité de sa réflexion. » Beaux Arts Magazine mars 98


Si le soleil me revenait - Louis Soutter du 25 octobre 1997 au 25 janvier 1998

 

le livre de l'expo

Une exposition conçue par Christian Longchamp
 
« Louis Soutter traçait des ombres sur les parois de l'insomnie. Le Centre Culturel Suisse, à Paris, consacre une exposition bouleversante et magistrale au musicien-peintre Louis Soutter (1871-1942)... » C.H. Roquet La Croix 6 janvier 1998

« Louis Soutter, "fou pornographe". Interné dans un asile, il y accomplit une oeuvre dessinée d'une intensité foudroyante. Une exposition lui rend hommage au Centre Culturel Suisse... ». Philippe Dagen, Le Monde 1 novembre 1997

« ... Die Austellung, hervorragend konzipiert von Christian Longchamp wie inszeniert von Armin Heusser, erzählt über gut hundert Exponate Soutters Weg von der tagebuchartigen, im Stile eines James Ensor gehaltenes Phantasmagorie der Aufzeichnung, des Notats, bis zu Fingermalerei. Nach der bestechenden Austellung zu Kunst und Psychiatrie in der Waldau-Klinik im vergangenen Jahr ist dies der zweite Gang über die Peripherie (und mitten ins Herz) der Kunst, zu dem das Schweizer Kulturinstitut einlädt... » Jürgen Ritte Neue Zürcher Zeitung, 4 novembre 1997

« Le Clochard Céleste. Dans la peinture de ce Suisse, interné dix-neuf ans, vacillent d'étranges silhouettes. Sans Le Corbusier, il serait resté inconnu...» Bernard Heltz Télérama 3 décembre 1997

« A Walk on the Wild Side. (...) Today about 100 works of this singular artist are on view at the Swiss Cultural Center, an attractive space tucked away in an alley of the Marais... » International Herald Tribune 20 décembre 1997


Au devant de Fred Frith, musicien nomade 16 et 17 juin 1997

 

Rencontre, projections et concert proposés par Alexandre Pierrepont 
« Avec films, débats et concert, le Centre Culturel Suisse de la Ville Lumière ouvrait ses portes à Fred Frith. L'occasion pour quelques improvisateurs helvétiques, dont la pianiste Sylvie Courvoisier, de se confronter à cet extraordinaire poète des sons. (...) Le bouche à oreille avait suffi pour remplir la salle du Centre. Au programme, après la projection de l'excellent Step across the Border de Nicolas Humbert et Werner Penzel, soutenu par Berne. Fred Frith était sur scène pour répondre aux questions du public et évoquer son approche. "Pour improviser, il faut faire le vide en soi, ne pas soumettre la musique à des schémas ou à des structures préétablies. L'important, c'est d'être réceptif à tout ce qui peut se passer et l'accepter. Je joue avec l'accoustique, l'espace et le public qui sont à chaque fois différents." (...) Le plus réjouissant dans cette histoire, c'est que, emballé par l'expérience, Fred Frith proposa à la fin du concert que cette formation n'en reste pas là mais poursuive sa collaboration. Un nouveau groupe est né cette semaine à Paris ? On ne peut que le souhaiter. » 24 heures, 19 juin 1997


Jazz se fait Label Festival du 19 au 23 mars 1997

 

Chaque printemps, une semaine consacrée aux labels jazz indépendants suisses
 
« Le Centre Culturel Suisse s'attache avec beaucoup d'intelligence à présenter aux Parisiens les artistes helvètes. Ainsi ces quelques jours consacrés aux musiciens créatifs du jazz d'une Suisse franco-italo-germanique, tels que défendus par des labels indépendants. Percaso présente le trio Day and Taxi avec le saxophoniste Christof Gallio et Unit Records, le Secret Passion Orchestra. Unit Records, décidément suractif, permettra aussi d'entendre l'immense percussionniste Pierre Favre et le non moins immense guitariste Christy Doran, d'abord en solo puis en duo. » Le Monde, 18 mars 97

« Les Helvétiques. Un temps viendra, lorsque tout ne sera plus que "site", où certains se souviendront, d'autres auront entendu parler du physique des lieux. Ainsi, ce fut au sein d'espaces tels que l'American Center que les nouvelles musiques de jazz purent s'éprouver à Paris au cours des années 70. Et c'est certainement grâce aux programmations du Centre Culturel Suisse, de plus en plus entreprenant, qu'une partie du public parisien et alentour a pris conscience de l'intérêt des scènes helvètes... » Jazz Magazine, mars 1997

Edition 98
« Kleine Jazz-Mustermesse in Paris
Zum zweiten Mal erhielten fünf unabhängige Schweizer Jazz-Labels Gelegenheit, Gruppen aus ihrem Katalog dem pariser Publikum in der helvetischen Kulturvitrine an der Rue des Francs-Bourgeois live vorzustellen. Viermal je zwei Konzerte mit insgesamt 26 Musikern lieferten einem ansprechenden Querschnitt der aktuellen Jazz-Produktion. (...) Basler Zeitung, 11, 12 avril 1998


Robert Frank photographies 1941-1994 du 22 novembre 96 au 26 janvier 1997

« Robert Frank utilise la photographie contre elle-même, contre son image fixe, contre sa prétendue et mythique objectivité. Il recherche pour elle le mouvement et lui donne des effets cinématographiques, manipule les négatifs, gratte des mots, et se dit lui-même autant qu'il montre les autres. Cette superbe rétrospective montre à la fois des photos inédites et un cycle de courts et longs métrages. Gagnez du temps : courez-y... » Les Inrockuptibles 4 décembre 1996

« Il faut absolument se rendre ce soir au Centre Culturel Suisse pour y découvrir une vidéo magnifique de Robert Frank dans un paysage de campagne en hiver intitulée The Present, soit 26 minutes de pures douleurs fulgurante. Libération 27 novembre 1996


Le Dernier Continent, ou la Waldau, asile d'art du 11 mai au 30 juin 1996

 

une exposition réalisée par Michel Beretti et Armin Heusser
« La Waldau, asile de l'art. La misère, les deuils, la violence, les suicides, l'alcoolisme les talonnaient, un jour ou l'autre les poussaient derrière les grilles de l'asile. Fous pour la vie, internés à perpétuité. Là, que faire : se tuer, ou se recréer ? Au début du siècle, à la Waldau, hôpital psychiatrique du canton de Berne, la deuxième solution était autorisée, encouragée même. Carlo M., qui avait battu à mort son bébé, pouvait construire des jouets autant qu'il le voulait, une splendide maquette de bateau par exemple, emprisonnant dans ses entrailles de secrets messages. Müller pouvait échafauder à partir de détritus des machines à rouages infernales, « graissées » avec ses propres excréments, qui influenceront très fort Tinguely. Constance Schwartzlin calligraphiait, calligrammait à l'infini la "ddouble vvie" dans son journal intime... En 1945, Dubuffet débusquait cette pépinière de talents puis fondait la décisive compagnie de l'Art brut. Le Centre Culturel Suisse expose parfaitement une centaine de ces oeuvres, toute la raison de vivre de leurs auteurs. On les comprend. » Télérama n°2422


Pied à terre IV du 1 juin au 2 juillet 1995

 

De jeunes artistes suisses ayant un atelier à Paris investissent le C.C.S.
« La nature piégée. C'est une histoire d'eau, de terre et de bois. D'efflorescence de lianes et de fleurs. Une histoire de nature piégée par des artistes qui ont décidé de s'appuyer sur son langage secret pour s'exprimer eux-mêmes. Le résultat est à la hauteur de leur rêve : juvénile, d'un esprit regimbant aiguisé par l'humour.  Reto Emch fait de l'eau la matière de sa recherche architecturale. Sa "paroi", composée de sacs gorgés de liquide prêt à éclater, est une suite de mouvements en vagues qui récupère la lumière pour nous la livrer par saccades. De même avec sa série de bocaux à poissons rouges, tous reliés entre eux par un tube, il met en place un réseau de silence à peine perturbé par la nage. Ce "cri du poisson rouge " est d'une ironie dont on ne se lasse pas. En plein air, mais n'hésitant pas à pénétrer à l'intérieur des salles, Marie-Hélène R. dévide une immense liane pour en faire un puits dont les racines viendraient du ciel, ce ciel d'où tombe la pluie. De leur côté sous une verrière, Jan Koppet Richard Müller provoquent une floraison de pavots dont l'apparition surprise est l'argument même de leur travail... » J.-L. P¨. Le Figaro, 21 juin 1995


François d'Assises, de Joseph Delteil avec Robert Bouvier, mise en scène d'Adel Hakim, du 13 avril au 2 mai 1994

 

Une coproduction Théâtre Saint-Gervais, Genève, Théâtre Vidy, Lausanne et Centre Culturel Suisse de Paris
« L'almanach du père François. Quelle bénédiction ! Joseph Delteil a rêvé saint François d'Assise et Robert Bouvier le joue. Alléluia ! Que les inconditionnels de Joseph Delteil - qui aurait 100 ans cette année - se réjouissent. Voici son "François d'Assise", capuche sur les oreilles, pieds nus dans le sable, jonglant avec les oiseaux, les six cent mille espèces d'insectes et autres beautés de la terre. Le comédien Robert Bouvier est un fieffé passeur de mots. Il semble comme étonné lui-même par la faconde de son François d'Assise, un saint pas vraiment catholique assurément, gourmand, sensuel, aimant et souffrant... » Odile Quirot. Le Nouvel Observateur, 28 avril 1994

La pièce sera jouée près de 200 fois, avec des tournées en France, en Suisse, au Canada...


Coup de soleil
David Légitimus et Renn Lee chantent Jean Villard-Gilles, mise en scène Isabelle Nanty, du 12 janvier au 6 février 1994 

 

Une production dut Centre Culturel Suisse de Paris, avec le soutien de Pro Helvetia
« Coup de soleil au Centre Culturel Suisse : les flibustiers du beau chant. C'est l'événement culturel le plus important aujourd'hui sur les rives... du lac Léman : deux jeunes interprètes, le chanteur français David Légitimus - dernier rejeton d'une belle dynastie d'artistes - et le pianiste Renn Lee se sont approprié une légende vaudoise, l'équivalent ici d'un Fernandel, Jean Villard Gilles, et perturbent, à distance, la Suisse francophone. Des pages entières dans les journaux, interviews à la radio et à la télévision dès 20 heures : leur spectacle, joliment baptisé Coup de soleil, mérite de connaître à Paris, où il vient d'être créé, le même engouement... » Olivier Schmitt. Le Monde, 16-17 janvier 1994 le CD


Mars, de Fritz Zorn, mise en scène de Darius Peyramiras du 5 au 30 mai 1992

 

Une coproduction du Centre Culturel Suisse avec le Théâtre du Grütli et l'Argos Théâtre « Châtelain sur la planète Mars. Jean-Quentin Châtelain interprète le monologue tiré du livre testament de Fritz Zorn comme un extra-terrestre : violent (...) Grâce à cette interprétation funambule, on a littéralement la chair de poule. » Laurence Hetier Libération, 13 mai 1992
« Et donc cet interprète. Un grand jeune acteur. Exceptionnel. Un jeune homme véhément et fragile. Zorn. Dont le vrai nom était Angst. L'auteur de quelques pièces de théâtre pour marionnettes, et de ce livre, flamboyant, implacable. (...) "Ma vie ce ne sont pas seulement les gémissements d'un individu issu de la bourgeoisie zurichoise, éduqué à en mourir. C'est aussi une partie des gémissements de tout l'univers où le soleil ne s'est plus levé... » A.H. Le Quotidien de Paris, 21 mai 1992

« Son jeu a bouleversé les Genevois ce printemps. A Paris, Jean-Quentin Châtelain a conquis la critique qui lui décerne le prix du meilleur acteur. Rare. » Chantal Savioz Tribune de Genève, 18 juin 1992


Le Monde de Nicolas Bouvier, écrivain et globe-trotter une série d'événements, janvier 92 son dernier livre

 

« Regards fertiles. Nicolas Bouvier campe dix jours au Centre Culturel Suisse. Thierry Vernet l'accompagne. Ils firent "la route" ensemble il y aura bientôt 40 ans de ça, à bord de leur antédiluvienne Topolino, de Belgrade à Colombo, et les voilà réunis une fois de plus, les complices de toujours : Nicolas le sourcier du verbe et Thierry le magicien de la couleur. Du compagnonnage de Nicolas Bouvier et de son ami d'enfance Thierry Vernet, une trace mythique nous restait déjà avec L'usage du monde, premier ouvrage phare du premier qu'illustra le second. Il est heureux que le Centre Culturel Suisse de Paris associe à nouveau l'écrivain et le peintre... » J.-L. K. 24 Heures, 9 janvier 1992


Ci-contre : une toile de Thierry Vernet.


L'univers de Fredi Murer, cinéaste 10 au 24 février 1990 

 

« Le naturalisme féerique de Fredi Murer. "L'Ame soeur" (Hohenfeuer) a eu beau éblouir des milliers de spectateurs parisiens, Fredi Murer, le véritable fondateur du "nouveau cinéma suisse" dès 1965, demeure largement inconnu. Huit films à voir d'urgence avant le 24 février, au Centre Culturel Suisse. Fredi Murer est probablement le plus grand cinéaste suisse. Godard mis à part (Pour moi, il n'est ni français ni suisse, c'est simplement "Monsieur Cinéma"). 
S'il n'a pas, chez nous, la réputation d'un Tanner ou d'un Soutter, la raison en est toute bête : Murer est Suisse alémanique et ses films ont eu plus de mal, pour de simples raisons linguistiques, à atteindre le public français. Depuis le 10 février, une très belle rétrospective permet de réparer cette injustice. On y voit huit des films que Murer a réalisés depuis 1965.
Vingt-cinq années d'une carrière qui alterne documentaires et fictions, cinéma "expérimental" et "populaire", sans que jamais rien des expériences accumulées ne se perde. (...) C'est un artiste fragile et méconnu. Ne pas se précipiter à ces projections serait pire qu'un crime : ce serait une faute de goût. » Libération, 19 février 1990


 

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