Trois jours de rencontres et débats pour les 150 ans de la Suisse moderne
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Trois écrivains et intellectuels suisses - Bernard Crettaz, Bernard Comment et Christophe Gallaz - ont souhaité ouvrir un débat (débordant le cadre helvétique) sur le bon usage de l'Histoire et l'invention d'une mémoire citoyenne.Deux jours denses (comprenant des ateliers de réflexion l'après-midi, des films documentaires en ouverture de soirée, enfin deux grandes tables rondes) pour tirer du passé des raisons d'agir et notamment de prendre acte de l'attitude de la Suisse pendant la Deuxième Guerre mondiale.En préface, un colloque et une rencontre avec un écrivain phare, qui est aussi un intellectuel engagé dans la vie politique suisse : Adolf Muschg.
« Finalement, le choc d'aujourd'hui nous offre une chance : celle de ressembler au pays que nous fûmes, et que nous pourrions être ; un pays qui participe à ce qui s'est préparé hier, un pays prêt non seulement pour l'action de demain, mais d'abord pour celle qui est possible aujourd'hui déjà. Le manque d'estime que nous sentons chez autrui, et que nous commençons de nous vouer à nous-même, disparaîtra très probablement si nous sommes capables de voir que nous n'avons pas seulement quelque chose à réparer, quelque chose à refaire ; mais bien quelque chose à faire, enfin. » Adolf Muschg, Cinq discours d'un Suisse à sa nation qui n'en est pas une |
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exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1980 : L'écrivain Adolf Muschg lors de la manifestation de Noël, à Zurich
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Jeudi 5 novembre : Un jour de rencontre avec Adolf MuschgSplendeur et misère de la poésie - A propos de l'esthétique d'Adolf Muschg Colloque proposé par Jacques Le Rider et Doris Borelbach / Université de Paris 8 - Etudes germaniques
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Le titre du colloque tente de désigner une problématique qui mène au coeur du travail de Muschg en tant qu'écrivain comme en tant qu'intellectuel engagé. Ainsi, dans un entretien avec Manfred Dierks, Muschg lui-même a conçu la relation entre l'art et la vie comme son principal centre d'intérêt. Comme le montrent non seulement ses romans, mais aussi différents textes non-fictifs (par exemple les "Frankfurter Poetik-Vorlesungen"), Muschg s'intéresse particulièrement aux capacités et aux limites de l'art par rapport à la littérature. C'est à son caractère ambigu que Muschg attribue des effets thérapeutiques. «C'est parce que l'art re-constitue l'apparence qu'il pourrait servir de remède, c'est parce qu'il ne reconstitue que l'apparence qu'il pourrait avoir un effet de mensonge». La problématique de l'être et de l'apparence de vérité et de mensonge, de réalité et de fiction sont quelques aspects qui vont être analysés dans le colloque. C'est dans ce cadre que nous proposons d'examiner les sujets suivants : stratégies de récits et leurs fonctions; la contribution de Muschg à une poétique contemporaine dans le cadre de la modernité et de la tradition, le rôle du vampirisme, l'anthropologie de l'Homme entier; les relations entre l'écriture et la peinture."
Jacques Le Rider et Doris Borelbach
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Adolf Muschg , romancier, essayiste, est l'un de nos meilleurs auteurs en langue allemande. Né en 1934, à Zollikon (Zurich), ce fils d'instituteur est parvenu à transformer les frustrations de son enfance en une brillante carrière. Docteur ès lettres à vingt-cinq ans, il est appelé, dix ans plus tard - après avoir séjourné au Japon, en Amérique et en Allemagne - à enseigner à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Membre du parti socialiste suisse, il milite en faveur de la révision totale de la Constitution fédérale suisse et, en 1975, il est porté candidat zurichois au Conseil des Etats. (...); mais sa vraie vie s'accomplit dans l'activité créatrice. Récemment paru en français, chez Zoé : Cinq discours d'un Suisse à sa nation qui n'en est pas une 108 pages ISBN 2-88182-317-3 : Adolf Muschg ne se contente pas de dénoncer à nouveau le comportement de notre pays durant la Seconde Guerre mondiale, ni d'évaluer une fois de plus nos responsabilité d'alors : ce qui compte pour lui, c'est la Suisse d'aujourd'hui. C'est ainsi qu'il nous invite à reprendre contact, par-delà nos mythes fatigués ou menteurs, avec ce que la Suisse a de meilleur : une culture politique fondée sur le respect de l'autre, une fédération des différences, une liberté citoyenne, inséparable d'un engagement dans la vie publique. Cette Suisse-là, nous avons à la continuer, y compris et surtout si nous voulons que l'Europe existe un jour. |
Les écrits d'Adolf Muschg en langue originale allemande sont édités par Suhrkamp à Francfort. Ils se composent de romans, nouvelles, essais, textes critiques, ainsi que de nombreuses pièces radiophoniques et textes de théâtres. On peut consulter chez le même éditeur un ouvrage général sur l'auteur : Adolf Muschg, Manfred Dirks, 1989, Suhrkamp .
Parmi les ouvrages traduits en français, citons :
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exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1942 : Vente aux enchères chez Fischer, à Lucerne. Un public fortuné se presse chez le plus grand marchand d'art en Suisse. Mais la plupart de ceux qui achètent et vendent ici préfèrent s'en remettre à des intermédiaires discrets. Andreas Hofer par exemple, un marchant d'art berlinois qui travaille pour le compte de Goering, propose des oeuvres impressionnistes volées dans des collections juives en France et achète des toiles authentiquement allemandes pour satisfaire la cupidité de son maître. Le marchand d'armes Emil G. Bührle aussi complète sa collection chez Fischer.
exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1925 : Tout ouïe. Ce jeune couple de l'arrière-pays lucernois est l'écoute des voix et des sons diffusés par la radio. Leur visage a cette expression singulière, ce regard légèrement décalé qui deviendra courant avec le développement des médias électroniques. Les yeux à la fois présents et absents, tournés vers un lointain indéfini, ils se laissent envoûter par la nouvelle technique qui fait parler d'elle en Suisse aussi depuis l'ouverture de plusieurs studios, à Lausanne en 923, à Zurich en 1924, et cette année-là à Genève et à Berne...
![]() exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1876 : Helvetia, symbole d'unité diffusé à partir de 1850 sur les pièces de monnaie et les timbres-poste, doit triompher des nombreux fossés ouverts entre les Confédérés : entre libéraux et catholiques-conservateurs, bourgeois et ouvriers, partisans et adversaires de la révision de la Constitution de 1874. |
48h de débats proposés par Bernard Crettaz, Bernard Comment et Christophe Gallaz
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Site à visiter : les 150 ans de l'Etat fédéral