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soir(é)électrogène


du vendredi 14 au samedi 22 mai à 21h (relâche dimanche et lundi)

En 1953, Jean Tinguely, jeune artiste suisse résidant à Paris, conçoit avec Daniel Spoerri une mise en scène de ballet (Prisme) dans un décor motorisé. Le projet s'effondre littéralement : le jour de la représentation, le décor se disloque.

Tout au long de sa carrière, Tinguely n'a cessé d'imaginer des machines spectacles. A l'occasion de vernissages trajets-parades, il faisait volontiers déambuler dans les rues des villes ses machines brouillonnes.

Créées en 1967 par Jean Tinguely, les "rotozazas" sont des machines lançeuses de ballons, dessinatrices, briseuses d'assiettes. L'envie m'est venue d'engager ici et maintenant, avec des artistes et des interprètes de ma génération, une conversation libre et pluridisciplinaire autour d'oeuvres dont l'insolence nous stimule encore. Un musicien, un comédien et un régisseur élaborent une sculpture frêle et mouvante . Ensemble, ils inventent une forme brêve de représentation, une performance d'atelier. Nous avons présenté "rotozaza" sur la scène d'un théâtre, dans un garage, un entrepôt, des docks : partout où nous accueillait le souvenir des machines et des hommes au travail. "

Célia Houdart

rotozaza soir(é)électrogène pour Jean Tinguely

mise en scène : Célia Houdart
avec : Benjamin Ritter Fred Bigot Juliette Rudent-Gili
musique : Fred Bigot
scénographie et objets lumineux : Yves Godin
socles : Pierre Béghin
costumes : Graziella Antonini

Production : Lelabo, La fabrique du Pré
co-production : La Maison de la Culture de Bourges
Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture

Renseignements et presse : CCS et Lelabo : Béatrice Horn,
tél. 33 (0)1.47.97.49.00. fax . 33(0)1.47.97.42.00.

 

spectacle suivi certains soirs de « 16 ways to pronounce potatoe » techno live act

 

"16 ways to pronounce potatoe" est conçu comme une performance musicale festive où sont mixés en live des textes contemporains (P. Alferi, J-P Gorin, C. Tarkos, Alix-Cléo Roubaud, S. Doppelt). Cette forme peut être envisagée de manière autonome dans des lieux très divers (appartements, bars, halls de théâtres, galeries d'art, clubs...).

Electronics : Fred Bigot
Vocals : Benjamin Ritter & Célia Houdart.


L'équipe des « rotozaza »

Célia Houdart
Née en 1970, réside et travaille à Paris et à Genève. Elève de L'Ecole Normale Supérieure (Ulm) elle suit des études de lettres et de philosophie. Parallèlement, elle développe un travail personnel de plasticienne. Par ailleurs elle se forme— aux métiers de la scène : scénographie de Roberto Zucco de B-M Koltès (mise en scène : Irène Bonnaud). En Suisse elle est assistante metteur en scène pour les spectacles suivants : Bal Trap de X. Durringer (mise en scène : Pierre Mifsud), Boucher espagnol R. Garcia (mise en scène : Oscar Gomez Mata) au Théâtre Saint-Gervais/Genève. Enfin elle présente ses propres travaux : La nuit juste avant les forêts de B-M Koltès, Les vies fantômes , installation sonore et "I miss you" vidéo-performance pour la galerie B. Jordan-Devarrieux (Paris). Sept. 98 : Diva Live au Vrak à Genève. En mars 1999, Célia participe à l'écriture de 16 ways to pronounce potatoe (musique éléctronique). En avril 1999, elle bénéficie d'une carte blanche du C.D.D.B. de Lorient au Centre d'Art Contemporain de Kerguehennec pour La lune et les feux de Cesare Pavese. A l'automne prochain, Célia présentera un vidéo-journal Pavese Paesaggio d'après Le métier de vivre de Cesare Pavese grâce à la bourse qu'elle a obtenue dans le cadre de la Villa Médicis Hors-les-Murs.

Benjamin Ritter
Comédien de nationalité suisse, formé à l'ENSATT. Il participe depuis 1988 à la plupart des créations d'Olivier Py (La Servante, La Jeune fille, Le diable et le moulin, Le visage d'Orphée). Au cinéma, il tourne sous la direction de Jean Rouch, Robert Kramer, Bruno Gantillon et Théo Angelopoulos. Il mène par ailleurs des activités de musicien et a pour projet un album solo. En ce moment, à l'Opéra de Nancy, Benjamin assiste le metteur en scène Olivier Py pour Le Freischutz, un opéra de Weber.

Fred Bigot
Compositeur et interprète de musiques noise, pop et électronique. Fondateur de Stamp (mélange de Tap dance tribal et pop noisy), de Boot Power (tap dance et country guitare déjantés) et de Gonzo Voice (techno). Fred Bigot a multiplié les expériences d'instrumentiste compositeur-bricoleur en composant pour la danse contemporaine (Christian Rizzo, Mark Thomkins, Sylvain Prunenec, Loïc Touzé et Laure Bonicel), le théâtre (Célia Houdart), et plus récemment pour l'image (Cécile Babiole). Sous le nom de ElectroniCAT, il compose aujourd'hui une musique électronique à base de pulsation, saturation et de dub. Discographie : ElectroniCAT - CD - Noise Museeum (1999) Gonzo Voice - Gonzo - LP-Gonzo voice/Kubik (1997).

Juliette Rudent-Gili
Régisseur accessoiriste pour Bernard Sobel, Znorko, Stuart Seide. Elle est membre de la compagnie des Bourdons Farouches dirigée par Gildas Milin et pour qui elle est par ailleurs interprète. Elle est également l'interpète de Julie Brochen pour sa mise en scène de Penthésilée de Kleist. Elle a réalisé un court-métrage : Frédo tombé trop tôt. Récemment, Juliette a été machiniste pour Woyzeck de Büchner, mis en scène par André Engel au Théâtre de Gennevilliers et régisseur général dans Le roi errant de Joël Jouanneau mis en scène par Cécile Garcia-Vogel au Théâtre de Sartrouville.

 

Sylvain Prunenec
est danseur interprète dans différentes compagnies (DominiquÚe Bagouet, Odile Duboc, Hervé Robbe, Loïc Touzé, Boris Charmatz) et chorégraphe (Mauvais rêves de Lu, Verso Vertigo, Bâti, Qualunque). Il a posé son regard de chorégraphe sur le travail.

Yves Godin
Il est éclairagiste pour la danse et la musique. Après avoir participé à de multiples expériences esthétiques auprès de nombreux chorégraphes (Georges Appaix, Hervé Robbe...), il s'associe aujourd'hui à des projets développant une certaine idée de la transversalité, recherchant moins la fusion que le refus des évidences.

Pierre Béghin
suit des études de design (Institut de Design et d'Architecture) et de scénographie (Ecoles Supérieure des Arts et Techniques). Il exerce à la fois comme designer et architecte d'intérieur. Par ailleurs, il développe une activité de scénographe pour des expositions d'art contemporain.

Graziella Antonini
italienne résidant en Suisse, a une formation de photographe (Ecole des Arts Appliqués de Vevey) et expose régulièrement ses propres travaux. Elle est également chef opérateur et cadreur pour le cinéma. Enfin, elle est assistante costumière pour les spectacles de la compagnie de l'Organon : Andorra de Max Frich, Krehler Secrétaire et Octobre de Georg Kaiser, productions du théâtre Saint-Gervais Genève.

 

 

Jean Tinguely (1925 - 1991)

Naissance à Fribourg. Etudes à Bâle, où il suit les cours de l'école des Beaux-Arts tout en faisant un apprentissage de décorateur dans un grand magasin. Peintures abstraites, sculptures en fil de fer et sculptures comestibles en brins d'herbe.

Il part s'installer à Paris au début des années 50 où il collabore avec Daniel Spoerri à des décors pour le théâtre et la danse. Emménage dans un atelier de l'impasse Ronsin, en face de celui de Brancusi. Premières constructions à moteur (métarobots-sonores-machines-à-peindre) et premières expositions personnelles ou collectives (Le Mouvement à la galerie Denise René, avec Yves Klein à la galerie Iris Clert).

1957 : Tinguely, grand amateur de courses automobiles et de vitesse a un grave accident de voiture. Il cesse toute activité pendant plus de six mois.

1959-60 : premiers happenings à Londres et à New York (création d'une machine autodestructrice Hommage à New-York). Au-dessus de Düsseldorf lance d'un avion 15000É0 manifestes Für Statik (pour la statique). Fonde, aux côtés de César, Arman, Martial Raysse, Christo, Klein, le groupe des Nouveaux Réalistes. Début de nombreuses collaborations avec Niki de Saint Phalle, sa compagne. Conçoit une série de radios-sculptures et Cyclomatic à Londres (un engin actionné par deux cyclistes, qui trace un dessin abstrait de 1500 mètres).

  1961 : au théâtre de l'ambassade américaine à Paris, avec Niki de Saint-Phalle, Robert Rauschenberg et Jasper Johns, Tinguely réalise le montage scénique de Variation II de John Cage. Il collabore avec Merce Cunningham (The Construction of Boston).

1965 : au Jewish Museum, représentation d'une pièce de théâtre de Kenneth Koch The Tinguely Machine Mystery, dans laquelle les machines de Tinguely sont considérées comme des acteurs. Décor de l'Eloge de la folie, ballet de Roland Petit. Installe son atelier à Soisy-sur-Ecole.} Initie la construction de la tête, qui sera finalement baptisé le Cyclop : réalisation monumentale et collective (Eva Aeppli, Larry Rivers, Soto, Spoerri...) en pleine forêt de Milly - oeuvre qui ne sera achevée qu'en 1992.

Années 80 : nombreuses rétrospectives. Réalise plusieurs grands reliefs sonores (avec cloches, piano, orgue et cymbales...) et en 1983, conçoit avec Niki de Saint Phalle, la fontaine Stravinsky au-dessus des bâtiments de l'IRCAM à Paris.

1984 : Pit-Stop, sculpture réalisée à partir d'une automobile de course donnée pour l'occasion par la régie Renault. Tinguely offre à la ville de Fribourg une fontaine qu'il dédie à son ami Joe Siffert, le pilote de formule 1, mort au volant de son automobile, lors d'une compétition.

1987 : rétrospective au Palazzo Grassi à Venise. 1988 : série des Philosophes. 1989 : Le Safari de la Mort Moscovite (monstrotomobile).

 


 

Archives

quelques reflets dans la presse de spectacles présentés dans nos murs :

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