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« Töpffer, romantisme et modernité »par Charles Grivelà l'occasion de la sortie du livre : Réflexions et menus propos d'un peintre genevois ou Essai sur le Beau dans les Arts (1848) de Rodolphe Töpffer, préfacé par Charles Grivel et publié par l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (432 pages, prix de vente public : 150 FF - ISBN : 2-84056-045-3) |
Rodolphe Töpffer
Dessinateur, caricaturiste, écrivain, polémiste, Rodolphe Töpffer (1799-1846) fut aussi directeur d'un pensionnat à Genève et titulaire de la chaire de Rhétorique et de Belles Lettres à l'université de cette ville. Grâce à des travaux récents, on le redécouvre aujourd'hui comme l'inventeur de la bande dessinée.

Mais il fut aussi un théoricien et un écrivain de premier plan comme le montrent les Réflexions et menus propos d'un peintre genevois. Les textes qui forment ce recueil furent conçus à l'origine sous forme de fascicules, entre 1830 et 1843, et furent rassemblés dans un livre deux ans après la mort de l'auteur.
C'est une réflexion esthétique mi-sérieuse, mi-amusée (l'auteur se met en scène avec son âne qui l'accompagne dans ses excursions et ses voyages) sur les Beaux-Arts, en particulier le dessin, le lavis et la plume, la lithographie et l'autographie. Dans ce travail théorique majeur, Töpffer veut donner une conception nouvelle des arts du dessin, en les dégageant du canon classique de l'imitation. Pour sa démonstration, qu'il construit a contrario, il oppose la photographie, qui vient à peine d'être inventée, aux Beaux-Arts. Ainsi dans le texte De la plaque Daguerre, la photographie est-elle présentée comme un procédé voué à la simple imitation mécanique de la nature, tandis que le dessin apparaît, lui, comme un art libre, poétique et spirituel.
enseigne la littérature et les médias à l'Université de Manheim. Il a dirigé le numéro des Cahiers de l'Herne sur Dracula. L'ouvrage est paru en avril 1998, Collection Ensba "Beaux-Arts histoire"
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© Centre Culturel Suisse de Paris | dernière mise
à jour le 22 juin 1998 |