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« Le Voyage en Suisse », de Claude Reichler et Roland Ruffieux Présentation: Robert Kopp - Lecture: Éléonore Hirt.Le voyage en Suisse. Anthologie des voyageurs français et européens de la Renaissance au XXème siècle, Paris, Éditions Robert Laffont (coll. Bouquins), 1998. Édition établie et présentée par Claude Reichler, Professeur à l'université de Lausanne, et Roland Ruffieux, Professeur honoraire aux universités de Lausanne et Fribourg. Avec introductions, notices biographiques des voyageurs, chronologie, bibliographie, index des personnes et des lieux, cartes.
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«Jules César, en traçant des Helvètes le portrait d'un peuple obstiné, assez fruste, mais doué d'un grand courage guerrier, a fixé un cliché qui a prévalu jusqu'à l'Âge classique.
C'est le siècle des Lumières qui a créé le mythe suisse. Terre d'accueil pour les protestants chassés de France, pays mis à la mode par les voyageurs anglais, la Suisse se transforme en véritable Arcadie sous la plume de Rousseau et de ses contemporains. Aux vielles monarchies européennes, elle oppose l'image d'une démocratie primitive, d'une communauté de bons sauvages. Tous les voyageurs ne sont pas victimes de ce rousseauisme naïf: certains dénoncent la cupidité que cache une prétendue bonté naturelle, l'ignorance et le conservatisme qui s'abritent derrière la célébration de la simplicité.
Ce livre retrace les transformations du mythe suisse, de l'Antiquité à nos jours, à travers le témoignage de voyageurs venus du monde entier. Montaigne répond à Érasme, Rousseau dialogue avec Voltaire, Goethe donne la réplique à Gibbon, Tolstoï est relayé par Dostoïevski, Nietzsche et Hermann Hesse. Aux évocations de paysages, à la description des mÏurs, succèdent les analyses politiques. Sont ainsi présentés, à travers les textes de près de 250 auteurs, tous les aspects qui caractérisent cet étrange petit pays, situé au cÏur de l'Europe, mais qui, paradoxalement, a souvent été imaginé comme une île».
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Hommage à Frank Jotterand - avec la participation de: François Nourissier, Georges Borgeaud et Jean-Pierre Moulin - lecture: Éléonore Hirt.Présence de Franck Jotterand, Lausanne, L'Age d'Homme, 1997. Recueil de textes de Franck Jotterand choisis et présentés par Jean-Pierre Moulin. Témoignages et hommages de Georges Borgeaud, Charles-Henri Favrod, Bertil Galland, André Kuenzi, Jean-Pierre Moulin, François Nourissier et Henri-Charles Tauxe.
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Éléonore
Hirt (lectrice)
Née à Bâle, elle crée très
tôt à Paris Noces de sang, de Lorca, avec Germaine
Montero, et La sauvage, de Jean Anouilh, avec Ludmilla Pitoëff,
avant d'être engagée par le Schauspielhaus de
Zürich. De retour à Paris, elle joue dans la compagnie
Renaud-Barrault (Hamlet traduit par Gide et L'État de
siège, de Camus, avec Madeleine Renaud et Maria
Casarès) puis à Marigny, sous la direction de Louis
Jouvet, et au Sarah-Bernhardt, sous celle de Charles Dullin. Avec
Jean-Marie Serreau, elle fonde le Théâtre de Babylone,
à la fois salle de spectacle, salle de musique et galerie
d'art, où se crée En attendant Godot et où elle
joue Mademoiselle Julie, dans la traduction de Boris Vian (avec
François Chaumette puis Michel Piccoli). Malgré la
fermeture du Babylone, elle continue à collaborer avec Serreau
(Brecht, Arrabal, Ionesco et Beckett, dont ils montent Comédie
avec Delphine Seyrig et Michael Lonsdale). Elle crée la seule
pièce de Jouhandeau, Léonora ou les dangers de la vertu
et, au T. N. P., incarne Hécube dans Les Troyennes (texte
français de Sartre), sous la direction de Cacoyannis et aux
côtés de Georges Wilson. Éléonore Hirt
s'attache à révéler des Ïuvres de contemporains,
en particulier de Thomas Bernhard, sous la direction de divers
metteurs en scène, dont Roger Blin. Elle joue actuellement au
Théâtre de la Bastille dans Demi-jour, mis en
scène par Jean-Marie Patte.
Robert Kopp est professeur de littérature française à l'Université de Bâle, critique littéraire et collaborateur aux Éditions Laffont.
François Nourissier est écrivain et Président de l'Académie Goncourt.
Georges Borgeaud est écrivain. Prix Renaudot 1974, il est notamment l'auteur de Le Préau (Paris, Gallimard, 1952), Le Voyage à l'étranger (Paris, Grasset, 1974) et, plus récemment, Millefeuilles (Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1997).
Jean-Pierre Moulin est journaliste et écrivain.