EXTRA BALL 19.09.09 / 18H30
Festival des arts vivants / soirée 2
prix des places par soirée : 8 et 12 € / pass 3 soirées : 20 et 28 € / réservation conseillée
Trois jours exceptionnels pour un festival d'arts vivants qui se déploie dans tous les espaces du CCS.
EXPOSITION VIVANTE / 18h30
Compagnie L’Alakran
Psychophonies de l’âme
Psychophonies (de psicofonias en espagnol) se dit d’un phénomène extra-ordinaire où des voix, des sons, des musiques s’inscrivent sur la bande d’un magnétophone sans qu’ils soient perceptibles au moment de leur émission. Dans Psychophonies de l’âme, Esperanza López et Oskar Gómez Mata décident de mettre en scène les voix intérieures, parfois inconscientes, qui nous susurrent des mots d’encouragements, des ordres aberrants et des phrases toutes faites sur l’air d’une chanson déjà entendue.
DANSE / 20h
Cindy Van Acker
Nixe interprété par Perrine Valli
Ce solo, interprété par Perrine Valli fait partie d’une série de six poétiques pièces créées par la chorégraphe Cindy Van Acker.
«Nixe, solo qui poussera son interprète à l’extrême pour arriver en un lieu dangereux, où ce qui s’y génère n’est plus maîtrisable. Comment l’expression formelle et technique peuvent-elles répondre à ce lieu de non-gestion ? J’aimerais tracer un mouvement continu sans interruption créé de courbes, de cercles, de rotations se déroulant simultanément à plusieurs endroits dans le corps. Nixe signifie nymphe des eaux dans la mythologie germanique.»
MUSIQUE / 21h
Mika Vainio (membre de PAN SONIC)
Mika Vainio est considéré comme l’un des meilleurs producteurs de musique électronique, fondateur du légendaire duo finlandais d’électro minimale Pan Sonic.
A l’occasion de la première française de Nixe de Cindy Van Acker, Mika Viainio joue en live la composition sonore créée spécifiquement pour cette pièce. Ensuite, il donne un concert en solo.
EXTRA BALL bénéficie du soutien de la République et canton de Genève
Dans un espace sans étiquettes, entre coulisses et galerie d’art, le public est encouragé à faire l’expérience d’un autre rapport à l’acte de création. Au cours de sa visite, le spectateur a le choix de s’asseoir, de regarder, d’écouter ou non. Psychophonies (de psicofonias en espagnol) se dit d’un phénomène extra-ordinaire où des voix, des sons, des musiques s’inscrivent sur la bande d’un magnétophone sans qu’ils soient perceptibles au moment de leur émission. Dans «Psychophonies de l’âme», Esperanza López et Oskar Gómez Mata décident de mettre en scène les voix intérieures, parfois inconscientes, qui nous susurrent des mots d’encouragements, des ordres aberrants et des phrases toutes faites sur l’air d’une chanson déjà entendue.
Trouve un espace vide assez grand.
Allume quelques projecteurs pour faire un peu de lumière.
Choisis quelques objets banals comme une souricière, des morceaux de ficelle, des pommes, une montre avec un robinet (pour pouvoir prendre ton temps)… Ensuite laisse faire les deux acteurs, laisse-les libres de se poser des questions sur le vide ou sur les rayons cosmiques. N’oublie pas d’agrafer l’homme contre le mur. Si tu le veux, assieds-toi sur le sol et relaxe-toi…
«Psychophonies de l’âme» est une combinaison extra ordinaire de performance, installation et théâtre. Oskar Gómez Mata et Esperanza López créent une exposition vivante qui bouge et qui donne à réfléchir.
Le spectateur est libre de s’asseoir ou pas, de regarder ou non, de rire ou non…Ne rien décider ne rien choisir... sans rien faire, ne rien vouloir ne rien posséder, conscient de soi pleinement éveillé, tranquillement assis sans rien faire.
Conception et réalisation : Esperanza López et Oskar Gómez Mata
Avec : Oskar Gómez Mata et Esperanza López
Textes : Leonardo da Vinci / Robert Filliou: «L’Esclave F» et «Histoire des pommes», Oskar Gómez Mata / Esperanza López
Voix enregistrée : Delphine Rosay
Objets et installation : Elena Bagazgoitia
Costumes : Juncal López
production : Barbara Giongo
administration: Sylvette Riom
production: Cie L’Alakran, Legaleón-T, Théâtre Saint-Gervais Genève, La Bâtie - Festival de Genève
Créé à La Bâtie- Festival de Genève - septembre 2002
Que fait la compagnie L’Alakran ?
Par sa manière particulière de travailler et de concevoir ses projets, la Compagnie L’Alakran produit des spectacles immédiatement identifiables. Elle crée son propre répertoire, à la façon des chorégraphes en danse contemporaine.
Les projets de l’Alakran se construisent à partir d’une idée, d’un thème, autour duquel Oskar Gómez Mata organise le travail; ces thèmes sont le point de départ d’une chaîne qui s’alimente d’éléments dramaturgiques, des répétitions également, et aussi des tournées, des stages et des ateliers. Toutes les étapes de la création sont des pièces indépendantes, des objets finis, mais qui font partie d’un processus de réflexion plus global qui les lie. Le public au coeur du processus de création Dans l’histoire de la Compagnie, il y a eu des spectacles basés sur des textes («¡Ubu!» d’après Alfred Jarry, «Construis ta Jeep» de Marielle Pinsard ou «La Maison d’Antan», conte de R. L.
Stevenson), mais celui-ci est toujours considéré avant tout comme une matière, une proposition ; car ce qui est le plus important pour l’Alakran, c’est le présent de la représentation. Cela suppose une autre relation entre la matière textuelle et la scène, entre l’interprète et le plateau, entre l’oeuvre théâtrale et le public. C’est pendant la représentation que la pièce est achevée. Ainsi, la Compagnie L’Alakran propose un nouveau mode de représentation de la réalité qui correspond à une nouvelle façon de concevoir les relations entre l’observateur et l’objet artistique: l’oeuvre d’art n’est pas finie tant qu’elle ne se construit pas chez le spectateur. C’est tout l’art
du présent, tel que se définit classiquement l’art théâtral, qui prend forme dans cette manière “contemporaine” de faire du théâtre.
Le public de l’Alakran sait qu’il va voir quelque chose de différent, quelque chose de ludique, de poétique et philosophique et souvent de politique.
La dynamique intellectuelle est toujours soit parallèle, soit provoquée par la dynamique sensorielle, jamais le contraire.
C’est grâce à ce projet artistique et à cette manière de fonctionner que L’Alakran a pu se développer et que son travail est connu dans le panorama théâtral national et international.
6 soli
Six soli font l’objet d’un projet sur deux ans 2008-2009. Six interprètes, réunis par un même refus de « remplir le vide » – six soli qui cherchent à scruter ce vide créateur, à l’explorer, le laisser germer, à lui donner consistance par une présence liant indéfectiblement le mouvement à son contexte. De la naissance du geste à sa poussée, sa croissance dans toutes les strates de l’espace, six interprètes construisent un noeud d’évidence où le signe, son parcours, et son destin s’enchevêtrent.
Obvie (2008), interprété par Tamara Bacci,27’
Lanx (2008), interprété par Cindy Van Acker, 25’
Antre (2009), interprété par Rudi Van Der Merwe, 35’
Nodal (2009), interprété par Pascal Gravat, 30’
Nixe (septembre 2009), interprété par Perrine Valli
Obtus (septembre 2009), interprété par Marthe Krummenacher
Nixe
Chorégraphie : Cindy Van Acker
Danse : Perrine Valli
Composition sonore : Mika Vainio
Création lumière : Luc Gendroz
Costume : Aline Courvoisier
Coproduction : La Bâtie – Festival de Genève
Cindy Van Acker, est une danseuse et chorégraphe d’origine belge, établie à Genève depuis plusieurs années. De formation classique, Cindy Van Acker a d’abord dansé en Belgique ave le Ballet Royal de Flandres. C’est en rejoignant plus tard celui du Grand Théâtre de Genève qu’elle fait de la Suisse sa nouvelle résidence. Très tôt intéressée par les champs d’expérimentations qu’offre la danse contemporaine, elle devient l’interprète reconnue de chorégraphes comme Estelle Héritier ou Myriam Gourfink (France) avec laquelle elle continue à travailler.
Elle crée ses propres pièces dès 1994 et démarre une carrière internationale avec Corps 00:00, créé en 2002. D’autres créations suivent comme Balk 00:49, Pneuma 02:05, Kernel, Lanx et Obvie. En 2008, elle réalise la partie chorégraphique des pièces Inferno et Purgatorio de Romeo Castellucci au festival d’Avignon.
Par son écriture chorégraphique, qui allie sobriété esthétique, mouvement minimaliste, composition minutieuse et musiques électroniques, Cindy Van Acker examine avec une méticulosité quasi scientifique les relations entre le corps et l’esprit, le son et le rythme, et créée des oeuvres qui franchissent les barrières de la danse, de la performance et des arts plastiques.
Née en 1980 à Aix-en-Provence, Perrine Valli se forme au Conservatoire National de Lyon, au Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse et la London Contemporary Dance School. De nationalité franco-suisse, elle s’installe à Lausanne, en 2004, pour travailler avec la chorégraphe Estelle Héritier .
Elle fonde en 2005 sa propre compagnie l'Association Sam-Hester et crée Ma cabane au Canada présentée au Théâtre de l’Usine à Genève, puis à Mains d’Oeuvres à Paris.
Elle rencontre ensuite la chorégraphe Cindy Van Acker pour qui elle interprète plusieurs pièces Corps 00:00, Puits avec les musiciens et poètes sonores Vincent Barras et Jacques Demierre, Pneuma pour une reprise de rôle, et Kernel en 2007.
Parallèlement à son travail d’interprète, Perrine Valli poursuit ses recherches chorégraphiques. Elle crée en 2007 Série et une troisème pièce en 2009 Je pense comme une fille enlève sa robe.
La Compagnie Greffe bénéficie d’une convention de soutien conjoint pour la période 2009-2011 de la Ville de Genève, du Canton de Genève et de Pro Helvetia.