EXTRA BALL 20.09.09 / 18H30
Festival des arts vivants / soirée 3
Trois jours exceptionnels pour un festival d'arts vivants qui se déploie dans tous les espaces du CCS.
DANSE / 18h30
Compagnie Alias
Camelô
Camelô est le nom commun donné, au Brésil, aux vendeurs ambulants exerçant un commerce de rue illicite*. Si quelques-uns de ces vendeurs à la sauvette promènent des stands mobiles, les Camelôs qui ont inspiré Guilherme Botelho sont ceux qui, n’ayant que leur bras pour tout présentoir, se transforment en véritables sapins de Noël humains, aux branches surchargées desquels pendent l’intégralité de leurs stocks bon marché.
Guilherme Botelho poursuit ici le travail sur l’entrave amorcé dans 0,5‰ (2005) puis Charge utile (2007), pièces courtes au cours desquelles les interprètes dansaient respectivement sous l’influence de l’alcool ou le corps entravé par du ruban adhésif.
0.5 ‰
En 2005, une nouvelle loi sur l’alcool au volant était adoptée.
Nous savons tous que l’alcool atteint très rapidement le système nerveux central, centre de
décision et de coordination musculaire. L’alcool perturbe notre vision de la réalité et de nousmêmes. Nos capacités diminuent alors même que l’on se sent plus sûr, désinhibé, audacieux, libre et intéressant. Nous allons tenter de nous confronter à cette loi, et à ses simples faits dans un exercice d’improvisation très strict. L’alcool devenant l’élément perturbateur et la contrainte majeure du cadre fixé.
EXPOSITION VIVANTE / 20h
Compagnie L’Alakran
Psychophonies de l’âme
Psychophonies (de psicofonias en espagnol) se dit d’un phénomène extra-ordinaire où des voix, des sons, des musiques s’inscrivent sur la bande d’un magnétophone sans qu’ils soient perceptibles au moment de leur émission. Dans Psychophonies de l’âme, Esperanza López et Oskar Gómez Mata décident de mettre en scène les voix intérieures, parfois inconscientes, qui nous susurrent des mots d’encouragements, des ordres aberrants et des phrases toutes faites sur l’air d’une chanson déjà entendue.
MUSIQUE & FILM / 21h30
Kid Chocolat et Pascal Greco
Super 8
Kid Chocolat (le musicien) et Pascal Greco (le réalisateur) propose Super 8, un album-film concept. Alors que le premier apposait une musique et un rythme aux images du second, celui-ci adaptait son montage qui finissait par influencer à nouveau la composition musicale.
Le résultat? Un film réalisé en super 8 (évidemment) qui n’a subi aucun traitement, qui dégage une atmosphère chaude, contrastée, unique. La musique faite de sons bruts où s’entremêlent voix, guitares et synthétiseurs renforcent cet univers étrange. Le spectateur se retrouve ainsi saisi par des petites vignettes autant psychédéliques que poétiques.
EXTRA BALL bénéficie du soutien de la République et canton de Genève
Camelô
Camelô est le nom commun donné, au Brésil, aux vendeurs ambulants exerçant un commerce de rue illicite*.
Si quelques-uns de ces vendeurs à la sauvette promènent des stands mobiles, les Camelôs qui ont inspiré Guilherme Botelho sont ceux qui, n’ayant que leur bras pour tout présentoirs, se transforment en véritables sapins de Noël humains, aux branches surchargées desquels pendent l’intégralité de leurs stocks bon marché.
C’est en observant les Accumulations du plasticien Arman que l’idée est née : comment danser sous l’amoncellement d’objets usuels, sacs ou chaises, de plus en plus nombreux? Comment conserver la maîtrise du corps et parvenir à exécuter le mouvement lorsque le corps est aussi cruellement soumis à la gravité ? Soumis ici à une telle accentuation de l’apesanteur, à quelles prises de risque est soumis l’interprète dans la gestion de cette contrainte ?
Guilherme Botelho poursuit ici le travail sur l’entrave amorcé dans «0,5‰» (2005) puis «Charge utile» (2007), pièces courtes au cours desquelles les interprètes dansaient respectivement sous l’influence de l’alcool ou le corps entravé par du ruban adhésif. Au-delà de questionner la virtuosité évidente de ses interprètes, mise à mal non sans un certain plaisir par le chorégraphe, la question que semble poser Botelho est lancinante: comment faire émerger la poésie dans le décalage de situations anodines?
*(Le mot vient du français camelot désignant des vendeurs d’articles sans valeur.)
Chorégraphie: Guilherme Botelho, en collaboration avec les danseurs.
Interprètes: Stéphanie Bayle, Fabio Bergamaschi, Claire-Marie Ricarte, Adrian Rusmali, Christos Strinopoulos
Musique live: Andrès Garcia
Régie technique: Barthélemy Mc Cauley
Chargée de production: Christina Gasser
Communication et diffusion: Richard Afonso
0.5 ‰
En 2005, une nouvelle loi sur l’alcool au volant était adoptée.
Nous savons tous que l’alcool atteint très rapidement le système nerveux central, centre de décision et de coordination musculaire. L’alcool perturbe notre vision de la réalité et de nous même. Nos capacités diminuent alors même que l’on se sent plus sûr, désinhibé, audacieux, libre et intéressant.
Nous allons tenter de nous confronter à cette loi, et à ses simples faits dans un exercice d’improvisation très strict. L’alcool devenant l’élément perturbateur et la contrainte majeure du cadre fixé.
Ne pas rentrer dans le jeu de l’euphorie, mais au contraire garder la tête froide et la rigueur demandée, respecter la règle de départ et rester juste… sans oublier l’esprit de fête qui nous anime dès que nous partageons un verre de vin entre ami.
Soutiens :
Avec le soutien de la Ville de Genève, de la Commune de Meyrin, de la République et canton de Genève et de Pro Helvetia.
Chorégraphie: Guilherme Botelho, en collaboration avec les danseurs.
Interprètes: Gilles Baron, Stéphanie Bayle, Fabio Bergamaschi, Guilherme Botelho, Claire-Marie Ricarte, Adrian Rusmali, Christos Strinopoulos
Musique live: Andrès Garcia
Régie technique: Barthélemy Mc Cauley
Chargée de production: Christina Gasser
Communication et diffusion: Richard Afonso
Avec le soutien de la Ville de Genève, de la Commune de Meyrin, de la République et canton de
Genève et de Pro Helvetia.
La Compagnie Alias
Partir à la recherche d’angles de vue inexplorés, cachés, inhabituels: quête du non dit et mise en mouvement des débats intérieurs; la danse comme médium entre je et le monde. Chercher dans l’improvisation le jet de vérité, d’individualité et de liberté grâce à une collaboration complice avec les interprètes. Chercher une beauté qui parle.
Depuis sa fondation, Alias a produit 17 spectacles qui ont rencontré un succès international.
Ainsi en témoignent plus de 350 représentations données dans une vingtaine de pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique.
Guilherme Botelho
« C’est donné à vivre plutôt que de donner à voir qui motive ma recherche »
Né à Sao Paulo (Brésil) en 1962, il commence à étudier la danse à l’âge de 16 ans, et deux ans plus tard il est engagé en tant que danseur au Grand Théâtre de Genève, ville où il vit depuis. Cette situation d’être quelque part au milieu de l’Atlantique et d’appartenir à plusieurs cultures simultanément ont une forte influence sur son travail. En 1987, insatisfait de la danse qu’il côtoie, il crée sa première chorégraphie. Son besoin d’aller vers unedanse engagée où la recherche du mouvement est fondée sur l’investissement personnel du danseur par rapport au thème traité, le fait opter pour la chorégraphie indépendante. Ainsi, en 1993 il fonde sa propre compagnie, ALIAS, à Genève, pour y développer un travail axé sur la recherche du sens comme source du mouvement.
A propos de SUPER 8
A une époque pas si éloignée, dans les années 60 et plus récemment dans les années 90, réalisateurs et musiciens se retrouvaient pour réaliser des films inspirés de thèmes musicaux qui eux-mêmes étaient inspirés de ces films. Vous suivez?
Kid Chocolat (le musicien) et Pascal Greco (le réalisateur) ont décidé de faire revivre cette idée en proposant «Super 8», un album-film concept. Alors que le premier apposait une musique et un rythme aux images du second, celui-ci adaptait son montage qui finissait par influencer à nouveau la composition musicale.
Le résultat? Un film réalisé en super 8 (évidemment) qui n’a subit aucun traitement, qui dégage une atmosphère chaude, contrastée, unique. La musique faite de sons bruts où s’entremêlent voix, guitares et synthétiseurs renforcent cet univers étrange. Le spectateur se retrouve ainsi saisi par des petites vignettes autant psychédéliques que poétiques. On n’est pas loin du travail des Beatles en compagnie de Richard Lester ou encore de David Lynch et de son compositeur fétiche Angelo Badalamenti. Plus qu’un disque, plus qu’un film, c’est un objet conceptuel décliné en mode DVD ou en mode CD (la B.O. plus quelques titres supplémentaires). Un objet fascinant qui se regarde autant qu’il s’écoute.
Ceux qui ont suivi Kid Chocolat depuis ses débuts connaissent bien ses goûts pointus pour le cinéma. Après un premier album consacré à Peter Sellers, le musicien a ensuite rendu hommage à Dario Argento, le maître italien des films d’horreur. Plus récemment, le Genevois s’est attaqué aux zombies, malmenant ces vilaines créatures dans un bal funky. Il avait aussi dirigé un album de reprises de Grauzone où s’étaient croisé la crème de l’électro suisse et française.
De son côté, Pascal Greco possède plus d’une
corde à son arc et outre le montage et la réalisation, le Genevois excelle dans la photographie. Il a notamment publié un livre de photographie sur le Japon contemporain. Il oeuvre également comme VJ. Côté film, il s’est distingué par la réalisation de deux documentaires, «Swiss Fashion Design» et «Tokyo Streets», disponibles en DVD.