Ligia Dias
Ligne de désir
Les bijoux sont en vente à la librairie !
Inauguration de l’installation en parallèle du vernissage de l’exposition Mammoth Steps de Chris Lovasoa Kauffmann
L’installation in situ Ligne de désir (2026) de l’artiste suisse et portugaise Ligia Dias nous accompagne de l’entrée-librairie aux espaces d’exposition. La dimension immersive, déjà à l’œuvre avec Antoni (2021), Le Paradis (2024) ou la série Paradoxe (2026), évoque le type d’expériences proposées par l’Atelier simultané (1923-1934) de l’artiste française d’origine ukrainienne Sonia Terk–Delaunay et par Le Fil (Sixteen Mile of String) (1942) de l’artiste français Marcel Duchamp. Ici, une chaîne de levage suspendue au plafond de ce passage – dont la hauteur diminue au fur et à mesure que nous pénétrons dans le bâtiment – accueille des objets de nature diverse, trouvés ou confectionnés par l’artiste. Travaillant sur l’interprétation et la hiérarchisation des objets et de leurs symboliques, Ligia Dias propose à la fois de repenser nos critères de jugement de « ce qui est » et de « ce qui est fait », et de consommer littéralement ce qui constitue en partie l’œuvre : une nouvelle série de bijoux que le visiteur peut acheter à la librairie.
Éléments biographiques
La recherche de Ligia Dias couvre un large spectre où l’histoire des formes devient un terrain d’expérimentations et de transformations. À travers la sculpture, les installations in situ et le bijou, elle interroge le « rôle de l’artiste » et la manière dont notre société hiérarchise la production matérielle selon un système de valeurs préétabli. En créant des œuvres qui évoquent souvent des espaces domestiques, elle met en lumière l’importance de ces structures physiques dans la construction de notre identité culturelle.
L’association de matériaux de récupération et d’éléments précieux dans des assemblages d’échelles variées génère un contraste inattendu, permettant à Ligia Dias de transcender les frontières artistiques traditionnelles. Tout en conservant une vision unique et cohérente, elle explore toute l’étendue de sa pratique – y compris ses dimensions sociales, sociétales et écologiques – afin de dépasser les polarités entre l’art et la production industrielle, l’œuvre d’art et l’objet. Sa pratique, extrêmement complexe et souvent paradoxale, se situe à la croisée de l’expérience physique et de la dimension allégorique.
Graphiste et designer de mode de formations, Ligia Dias a travaillé pour de grandes marques telles que Balenciaga, Comme des Garçons, Lanvin, Loewe et Louis Vuitton, avant de se consacrer exclusivement aux arts visuels.
Ligia Dias (née en 1974 à La Chaux-de-Fonds, Suisse) vit et travaille à Genève. Ses œuvres ont récemment fait l’objet d’expositions à la galerie Lovay Fine Arts à Genève (exposition personnelle), à la Fondation Bally à Lugano et au Musée des beaux-arts à Lausanne (MCBA). Elles font partie de collections publiques telles que la Collections d’art de la Confédération, du Fonds cantonal d’art contemporain de Meyrin (FACM) et du Fonds cantonal d’art contemporain de Genève (FCAC) en Suisse, ainsi que du Centre national des arts plastiques (CNAP) et du Fonds régional d’art contemporain de Normandie (FRAC Normandie) en France.